Le général Rondot, personnage clé de l'affaire Clearstream © TF1/LCILe général Philippe Rondot, témoin capital de l'affaire Clearstream, va devoir retourner s'expliquer chez les juges du pôle financier en charge du dossier. Information LCI.fr : le rendez-vous est pris pour ce vendredi 5 octobre. Il devrait selon toute vraisemblance être auditionné sur les déclarations faites le 13 septembre dernier par Dominique de Villepin devant ces mêmes juges.
L'ancien chef de gouvernement de Jacques Chirac, qui sera d'ailleurs re-convoqué le 11 octobre, est mis en examen depuis juillet pour, notamment, "complicité de dénonciation calomnieuse". Il est soupçonné d'avoir fomenté la remise à un magistrat, Renaud Van Ruymbeke, en 2004, de faux listings de comptes bancaires occultes où figurait le nom de Nicolas Sarkozy. Dans une note remise aux juges en septembre, Villepin conteste la thèse d'une machination politique visant Nicolas Sarkozy et met en avant l'idée d'une manipulation industrielle sur fond de succession à la tête du géant de l'aéronautique EADS. Il réfute formellement avoir demandé à Jean-Louis Gergorin, l'ex-vice-président d'EADS mis en examen dans ce dossier, d'aller trouver un juge, assurant notamment que si tel avait été le cas, "d'aucuns n'auraient pas manqué d'informer" Nicolas Sarkozy. Il nie également toute "instruction" du président de la République.
La dernière audition du général Rondot remonte au 6 septembre dernier. Assisté de son avocat Eric Morin, il avait dû répondre pendant 9 heures sur les déclarations de Jean-Louis Gergorin faites au mois de juillet devant les juges. Les magistrats visaient notamment celles parlant "d'instructions" venant du président de la République dont se serait prévalu M. de Villepin pour initier une enquête sur les fameux listings Clearstream. Le 4 juillet, le général Rondot avait déjà été entendu pendant une dizaine d'heures pour confirmer le contenu de notes retrouvées par une expertise fin juin sur son ordinateur. Ces écrits, qui avaient été effacés, suggèrent la participation de M. de Villepin à une machination destinée à compromettre son rival, Nicolas Sarkozy.
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