© TF1/LCIC'est un réquisitoire teinté au vitriol qu'a prononcé ce matin le procureur de la 12e chambre du tribunal correctionnel de Paris dans le cadre de l'affaire Sofremi, pour laquelle le fils de Charles Pasqua et l'homme d'affaires Pierre Falcone sont poursuivis. Les deux hommes sont soupçonnés de détournements de fonds entre 1993 et 1995, au détriment de cet organisme dépendant du ministère de l'Intérieur.
Romain Victor a ainsi requis trois ans d'emprisonnement dont un avec sursis et 300.000 euros d'amende contre Pierre-Philippe Pasqua, 59 ans, accusé d'avoir empoché près de 10 millions de FF (1,5 MEUR) de commissions occultes et qui "ne s'est enrichi que par le fruit de sa filiation". "C'est une honte pour ce pays que le fils d'un ministre d'Etat, autorité de tutelle d'une société publique, reçoive de celle-ci des millions de francs sans aucune contrepartie", a dénoncé le procureur Romain Victor.
Dénonçant un système "dévoyé" et "construit autour de la personne de Charles Pasqua", le représentant du ministère public a fustigé également l'attitude du ministre de l'Intérieur de l'époque, qui fait l'objet d'une instruction devant la Cour de justice de la République dans ce dossier.
Le parquet a requis trois ans d'emprisonnement dont deux avec sursis et 375.000 euros d'amende contre l'homme d'affaires Pierre Falcone, 53 ans, qui a servi "d'intermédiaire" au versement des commissions de la Sofremi, organisme chargé de vendre du matériel de police à l'étranger.
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