Dominique de Villepin le 3 septembre 2007 © LCIDominique de Villepin a adressé une nouvelle lettre aux juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons, en charge de l'affaire Clearstream, en leur demandant de procéder à l'audition d'Arnaud Lagardère, co-président du conseil d'administration d'EADS, de Philippe Camus, l'ancien co-président et de Pierre Leroy, ex-secrétaire général du groupe aéronautique.
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Publié le 23/11/2009
Comme le révèle site internet du Figaro mercredi, l'ancien chef du gouvernement, mis en examen depuis le 27 juillet et qui a, à ce titre, accès aux pièces versées dans le dossier d'instruction des juges, a constaté, au vu de ces pièces, que Jean-Louis Gergorin, ex-vice président d'EADS, aurait pu disposer de moyens très importants pour enquêter sur l'affaire Clearstream.
Trois millions d'euros
Ainsi, au moins trois millions d'euros auraient, selon lui, été versés à un cabinet anglais, une dépense "en relation directe avec l'affaire Clearstream". Dominique de Villepin cherche à savoir dans quelles conditions Jean-Louis Gergorin pouvait disposer de ces sommes. Il demande aussi aux juges d'organiser une confrontation avec cet homme, également mis en examen dans le dossier et dont les déclarations mettent en cause l'ancien Premier ministre.
Jean-Louis Gergorin a notamment affirmé avoir transmis au juge Renaud van Ruymbeke le fameux listing de comptes chez Clearstream accusant faussement des personnalités, dont Nicolas Sarkozy, à la demande de Dominique de Villepin, qui lui aurait fait part d'une "instruction" du président Chirac. L'ancien chef du gouvernement de Jacques Chirac nie avoir donné de telles instructions et a multiplié depuis la rentrée les initiatives et prises de parole pour réfuter cette thèse, présentant plutôt l'affaire Clearstream comme le produit d'une guerre pour la succession à la tête d'EADS et non d'une manipulation politique.
Entendu le 13 septembre par les juges, il leur a aussi transmis un mémoire de 23 pages développant ses arguments. Il leur a ensuite adressé une lettre dans laquelle il affirme n'avoir jamais rencontré l'informaticien Imad Lahoud, falsificateur présumé des listings, et a écrit au président de la République pour contester toute campagne judiciaire le visant. Dominique de Villepin, qui doit à nouveau être entendu le 11 octobre, a par ailleurs obtenu la réduction de la caution dont était assorti son placement sous contrôle judiciaire de 200.000 à 50.000 euros. Il conteste encore ce montant et souhaite qu'elle soit entièrement annulée par la Cour de cassation.
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