© TF1-LCIA chaque fois, le même scénario, les mêmes blessures, les mêmes victimes : des femmes ; de jeunes voyageuses qui sentent un liquide couler sur leur peau. Et puis, cette soudaine sensation de brûlure. Damien D. sévissait dans les transports en commun parisien. Tantôt le RER, tantôt le métro. Son arme : un liquide acide. A partir de mardi, il doit répondre de ses actes devant la 16e chambre du tribunal correctionnel de Paris. Cet ingénieur de 28 ans comparaît pour "violences volontaires aggravées"
Les faits, qu'il reconnaît, se sont déroulés début 2007. La série commence le 27 février sur la ligne 2 du métro. Elle se termine le 6 avril à la gare Saint-Lazare. Sept victimes ont été identifiées. Des jeunes femmes choisies "au hasard". Toujours sur le trajet entre le domicile de Damien D. ou celui de sa petite amie et son travail. Le jeune homme est au-dessus de tout soupçon. Face aux enquêteurs, il ne sait pas expliquer son geste, dit avoir agi sur "une pulsion". "Qu'il ne voulait pas faire mal, mais faire se déchirer les vêtements de ses victimes par corrosion".
Il risque 10 ans de prison
Son geste est néanmoins minutieusement prémédité. Le mélange de soude et de décapant est testé sur des tissus ; il le place ensuite dans une poche de plastique genre "compote à boire" dont il perce le bouchon. La poche est ingénieusement placée dans le paquet de cigarettes, qu'il presse pour asperger ses victimes.
Aux policiers qui l'arrêtent le 10 avril après l'avoir repéré sur les caméras de surveillance de la station Invalides, il n'oppose aucune résistante. Se contentant de préciser : "ce que vous cherchez se trouve dans ma poche". Le psychologue qui l'a examiné estimé qu'il était pénalement responsable. Le psychiatre a quant à lui évalué qu'il avait une très grande difficulté à rendre compte de ses émotions et que ses actes pouvaient présenter un aspect sexuel. Damien D. risque 10 ans de prison.
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