© TF1-LCI"Il n'y avait aucun problème sur le système de freinage." C'est ce qu'a martelé l'avocat de Volvo Car Corporation vendredi. Le défenseur du constructeur automobile, poursuivi aux côtés d'une conductrice après un accident mortel en Alsace en juin 1999, qui avait coûté la vie à deux enfants, a plaidé la relaxe de la firme et incriminé l'automobiliste, vendredi à Saverne, dans le Bas-Rhin. Selon Me Jean Néret, le système d'assistance au freinage du véhicule, dont les défaillances avaient été soulignées lors de l'instruction, "était pleinement opérationnel lors de l'accident". Pour lui, l'expertise judiciaire, qui avait notamment conclu à une défaillance "inopinée et momentanée de l'efficacité" du système de freinage du véhicule, peut s'assimiler à un "naufrage". L'avocat a ainsi réitéré "l'hypothèse", privilégiée par Volvo, d'une "inversion de pédales" entre le frein et l'accélérateur.
De son côté, l'avocat de l'automobiliste, Me Thierry Cahn, avait lui plaidé jeudi la relaxe de sa cliente, arguant que le temps dont elle disposait, à savoir moins de deux secondes, n'aurait pas suffi "à prendre une bonne décision et à la mettre en oeuvre". Le ministère public avait lui requis une amende de 150.000 euros contre Volvo et six mois de prison avec sursis contre la conductrice du véhicule, estimant le constructeur suédois comme le "principal responsable de l'accident". Le tribunal correctionnel de Saverne rendra son jugement le 31 janvier 2008.
(D'après agence)
Retour MYTF1
Chargement en cours...




