Charles Pasqua sort de son mutisme

le 13 novembre 2007 à 16h34 , mis à jour le 13 novembre 2007 à 16h38

L'ancien ministre de l'Intérieur a justifié mardi l'argent perçu en 1999 pour financer sa liste aux élections européennes, parlant d'une "aide".

Charles Pasqua/archivesCharles Pasqua © Archives/TF1

Pour la première fois depuis l'ouverture de son procès le 5 novembre, Charles Pasqua est sorti de son mutisme mardi. L'ancien ministre de l'Intérieur a justifié devant le tribunal correctionnel de Paris l'argent perçu en 1999 pour financer sa liste aux élections européennes, parlant d'une "aide" ou d'une "avance" reçues pour combler des difficultés financières.

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Accusé de financement illégal de campagne électorale, Charles Pasqua se voit reprocher d'avoir bénéficié de 7,5 millions de francs, soit 1,143 millions d'euros, provenant, selon l'accusation, de la vente du casino d'Annemasse, en Haute-Savoie, dont il avait autorisé, en tant que ministre, l'exploitation en 1994.

L'un des coprévenus reconnait

Lundi, un de ses coprévenus, Michel Tomi, avait reconnu pour la première fois qu'une partie de la vente du casino avait servi à financer la liste aux européennes conduite par Charles Pasqua et Philippe de Villiers. Silencieux jusqu'alors, Charles Pasqua est sorti mardi de son silence pour justifier la régularité de l'apport de 7,5 millions de francs fourni par la fille de Michel Tomi, Marthe Mondoloni, qui figurait en 55e position sur la liste.

Evoquant un "problème de financement" lié à des dépenses plus importantes que prévu, Charles Pasqua dit s'être "tourné vers Mme Mondoloni pour lui demander une aide". "Lorsqu'on a eu un problème de financement, je savais que son père et elle-même avaient des ressources importantes en Afrique. J'ai demandé si elle pouvait faire une avance", a expliqué l'ancien ministre.

(D'après agence)

le 13 novembre 2007 à 16:34
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