Le ton monte entre Dati et l'USM

le 08 novembre 2007 à 20h14 , mis à jour le 08 novembre 2007 à 20h47

A 3 semaines d'une grève des magistrats, le président de l'USM, reçu par la ministre, a demandé des explications sur des accusations de "désinformation".

ministre Justice Rachida Dati AngoulêmeLa ministre de la Justice, Rachida Dati, le 5 octobre 2007 à Angoulême © Abacapress.com

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"Rachida Dati a rompu le pacte de concertation"

Contestée pour ses méthodes, pour sa réforme de la carte judiciaire, Rachida Dati est loin de faire l'unanimité parmi les magistrats. Elle recevait jeudi l'Union syndicale des magistrats (USM) dans un contexte tendu. Le Syndicat de la magistrature, classé à gauche, et les syndicats de personnels de justice, appellent à la grève le 29 novembre dans les tribunaux pour protester contre la réforme de la carte judiciaire. L'USM, majoritaire, devrait appeler à la "mobilisation" sans rejoindre explicitement la grève.

Un contexte dans lequel les petites phrases peuvent toutes se charger d'animosité. Le président de l'USM, Bruno Thouzellier, a ainsi demandé jeudi à Rachida Dati de s'expliquer sur des propos, prêtés à la garde des Sceaux, selon lesquels elle aurait accusé les magistrats syndiqués de "désinformation" à son sujet.

"Si elle avait quelque chose à dire, elle le dirait en face"

Dans un article consacré à la ministre, l'hebdomadaire Le Point daté du 1er novembre évoquait les récentes polémiques sur la validité de ses diplômes, son mariage ou les conditions de son ascension professionnelle, écrivant que Rachida Dati "croit savoir qui sont les responsables de la désinformation qui la frapperait : la presse judiciaire et les magistrats syndiqués". La journaliste du Point ayant écrit l'article, Sylvie Pierre-Brossolette, a souligné depuis que ces propos n'étaient pas entre guillemets mais qu'elle avait voulu "retranscrire l'état d'esprit de la garde des Sceaux qui trouvait, sans citer de point particulier, que les informations contre elle émanaient notamment des magistrats syndiqués et de la presse judiciaire".

Vendredi dernier, dans une lettre à la garde des Sceaux, le président de l'USM avait demandé à la ministre de "publier un démenti officiel" sur ces propos qui seraient "scandaleux et diffamatoires" s'ils avaient été tenus. Mardi, après l'annulation d'un premier rendez-vous par la ministre, Bruno Thouzellier avait estimé que "le malaise s'accroît de jour en jour" entre Rachida Dati et les professions judiciaires. En rencontrant finalement Rachida Dati jeudi matin, le président de l'USM a réitéré sa demande et, selon lui, la ministre lui a répondu "qu'elle n'avait jamais dit ça" mais qu'elle ne les démentirait pas publiquement, comme il le souhaitait.

Le porte-parole de la Chancellerie, Guillaume Didier, a confirmé que la ministre avait "démenti auprès de M. Thouzellier avoir tenu ces propos" tout en se refusant "à commenter les commentaires". "Rachida Dati l'a dit à Bruno Thouzellier, il ne peut y avoir aucune suspicion contre la garde des Sceaux à l'égard des magistrats... Si elle avait quelque chose à dire aux représentants syndicaux, elle le dirait en face".

D'après agence

le 08 novembre 2007 à 20:14
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9 Commentaires

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  • Dumont, le 09/11/2007 à 10h23

    Je n'ai pas les compétences pour estimer la valeur professionnelle de Mme Rachida Dati, ni analyser la démarche justifiée ou non de la nouvelle carte judiciaire. Mais je n'approuve pas la "méthode cow-boy" qu'elle utilise. Elle semble oublier que le milieu judiciaire (magistrats, avocats, hussiers,) est plus porté au silence qu'aux bruyantes et médiatiques confrontations. Il est vrai que l'exemple vient de plus haut.

  • JACQUELINE M., le 09/11/2007 à 10h02

    Honte à Mme DATI ; vivement Janvier qu'elle quitte son poste. Personne autoritaire, arriviste par tous les moyens.

  • Gilou, le 09/11/2007 à 09h20

    Allez'y Mme Rachida Dati,changez tout cela,changez notre justice.Trop de dilaitance,trop de longueur et langueur...

  • Laurent, le 08/11/2007 à 23h07

    La justice française a son équivalent, les universités françaises; toutes deux sont hantées par l'ultra conservatisme et sont au bord du gouffre. Il ne faut surtout rien changer ?

  • Michel, le 08/11/2007 à 22h59

    TROP, C'EST TROP Les Gauchots font feux de tout bois pour contester le gouvernement qui a été élue par le peuple français pour mener ces réformes Cette agloméra de manifestations, ratp;sncf,magistrature et édudiants??? gauchot ne tromperont pas les Français . IL SONT RIDICULE , il ne faut pas que le gouvernement céde. Il a été élue pour ces réformes.

  • J-Yves, le 08/11/2007 à 22h57

    A part gagner des pepettes, liberer des criminels et a faire greve, ca sert a quoi un magistrat ?

  • Wanda, le 08/11/2007 à 22h30

    Avec Madame Dati, on atteint les limites du sarkozysme. Manifestement, elle n'a pas la pointure pour un ministère aussi prestigieux, mais elle reste: son échec serait celui du Président, ce qui est inconcevable. Combien de temps peut durer ce genre de tactique??? Rendre la presse et les syndicats responsables de tous ses maux indiquerait une perte de sang-froid.

  • FROMENT, le 08/11/2007 à 21h24

    Les magistrats seraient au-dessus des lois. Sont'ils démocrates ou totalitaires pour protéger leurs avantages et leurs statuts? Bravo Madame la garde des Sceaux. Secouez la naphtaline. Avec mes respects. Froment Jacques

  • Gégé, le 08/11/2007 à 21h09

    Le syndicat de la magistrature,est un syndicat, de gauchistes, qui veut résté figé depuis 1958 vas-y Rachida fait bouger le mamouth.

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