Pardonné par sa femme, mais condamné par la justice

le 16 novembre 2007 à 08h12 , mis à jour le 16 novembre 2007 à 08h15

Un retraité qui avait tenté de tuer son épouse d'un coup de feu dans la tête a été condamné à deux ans de prison ferme.

Palais de justice tribunal cour d'appel cassation © LCI

Un architecte retraité de 72 ans, dépressif et  endetté, a été condamné jeudi à 5 ans de prison dont deux ferme par la cour d'assises de Chambéry, pour avoir tenté en 2006 de tuer d'un coup de feu dans la tête son épouse. L'avocate générale avait requis 7 ans d'emprisonnement,  estimant qu'"il y avait toujours une autre solution" pour régler des problèmes  personnels. Le retraité, qui avait voulu se suicider juste après son geste, a été en outre astreint à une mise à l'épreuve  avec obligation de soins et à l'interdiction de détenir une arme.
 
Comme il a déjà purgé sa peine, il pourrait sortir de prison rapidement et passer Noël avec sa femme, maire d'Aiguebelle-le-Lac, en Savoie, qui en avait exprimé le souhait auprès des jurés. Elle a toujours défendu son mari évoquant la thèse d'un geste commis dans une phase dépressive motivée par des difficultés financières, avant de demander la clémence à plusieurs reprises pour l'homme qu'elle "aime" et avec qui elle est mariée depuis 50 ans. Son mari a expliqué qu'il s'agissait d'un "suicide collectif" et qu'il avait  voulu d'abord tuer son épouse et son chien puis se suicider.
 
"Je lui ai pardonné ce geste"
 
Le jour du drame, il avait tiré sur la nuque de sa femme alors que le couple  regardait la télévision dans leur maison d'Aiguebelette en mars 2006. L'épouse avait miraculeusement survécu au coup de feu sans perdre connaissance. Elle a d'ailleurs conservé dans la tête la balle de l'arme, qui n'a jamais pu être extraite. "J'ai cru que la télévision implosait, je me suis retournée et j'ai vu mon  mari avec une arme à la main, je l'ai désarmé", a expliqué l'épouse qui n'a  jamais porté plainte contre son mari et le défend depuis.
 
"Je lui ai pardonné ce geste. Pour moi il s'agissait d'un acte d'amour très  profond. Lorsqu'il l'a fait, cela a été plus fort que lui. Il ne voulait pas me  laisser seule avec tous les problèmes", a-t-elle souligné. L'avocat de la défense a plaidé la dépression mal soignée avec des  médicaments inadaptés. "Entre la dépression et les médicaments, on peut  difficilement considérer que son discernement n'était pas altéré", a-t-il  conclu.
 
D'après agence

le 16 novembre 2007 à 08:12
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles France
  

Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience