Le PDG de la Française des Jeux entendu par la justice

le 30 novembre 2007 à 15h05 , mis à jour le 30 novembre 2007 à 17h42

Convoqué suite à la plainte d'un joueur contestant l'intégrité des jeux de grattage, le PDG n'a pas été mis en examen, assure son avocat.

jeux grattage française des jeuxDes jeux de grattage © TF1/LCI

L'audition du PDG de la Française des Jeux, Christophe Blanchard-Dignac, par un juge d'instruction de Nanterre s'est terminée vendredi en fin de matinée et la Française des Jeux "n'a pas été mise en examen", a affirmé un des avocats du PDG, Me Thierry Herzog. Selon l'avocat, l'audition a duré environ une heure et quinze minutes, et s'est "très bien passée". "Il n'y aura pas d'autre suite à cette affaire", a assuré l'avocat.

Depuis vendredi pourtant, la Française des Jeux est placée en tant que personne morale sous le régime du témoin assisté, statut intermédiaire entre la mise en examen et le simple témoin, a annoncé le parquet de Nanterre. L'instruction est ouverte pour "escroqueries, tromperies sur les qualités substantielles d'un produit et publicité mensongère pour la vente de tickets de grattage dont le caractère aléatoire des jeux étaient manipulés", des délits qui auraient été commis entre septembre 2003 et juin 2007, a ajouté le parquet.

Les gains pas distribués au hasard

A l'origine de l'affaire qui ébranle la Française des Jeux, un joueur, Robert Riblet. Celui-ci affirme que les gains des jeux de grattage de la FDJ ne sont pas distribués "au hasard" puisque pour certains, un seul ticket gagnant représentant une somme significative se trouve dans chaque lot de tickets. Selon lui, certains buralistes et des accros du jeux, informés de cette particularité, augmentent leurs chances de gagner en ne piochant pas dans les lots qui ont déjà fourni un ticket gagnant. Robert Riblet a déposé plainte en 2005 pour contester l'intégrité des jeux de grattage. Le bras de fer entre le joueur et l'opérateur de jeux de loterie dure donc depuis deux ans.

Contacté vendredi suite à la convocation du PDG de la Française des Jeux, Robert Riblet, un ingénieur à la retraite, a estimé que "le simple fait qu'ils soient entendus comme témoins assistés me suffit. C'est une première barrière franchie. Nous démontrerons le reste". De son côté, l'avocat de Christophe Blanchard-Dignac s'est lui félicité que "la justice ne se soit pas laissée égarer par les allégations du seul plaignant Robert Riblet, dont la thèse a été battue en brèche par les explications et les documents fournis par le président de la Française des Jeux".  

D'après agence

 

 

le 30 novembre 2007 à 15:05
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