Le général Rondot, personnage clé de l'affaire Clearstream © TF1/LCIAprès l'enquête, après les auditions individuelles, c'est une nouvelle étape importante qui démarre dans le dossier Clearstream. Celle des confrontations. Selon nos informations, la première a débuté ce matin à 10 heures au pôle financier de Paris et devrait se prolonger toute la journée. Elle réunit le Général Philippe Rondot, ex-conseiller de Michèle Alliot-Marie pour le renseignement et les opérations spéciales (Cros), et Philippe Marland, ex-directeur de cabinet de l'ancienne ministre de de la Défense. Toujours selon nos informations, Philippe Marland n'aurait appris qu'une fois arrivé dans le bureau des juges qu'il allait faire l'objet d'une confrontation avec le général. D'autres confrontations sont également prévues, sans que de dates ne soient encore fixées : Rondot-Gergorin, Gergorin-Lahoud, et Gergorin-de Villepin.
Dans cette confrontation Rondot-Marland, les juges semblent chercher à comprendre ce que MAM savait ou ne savait pas sur cette affaire de dénonciation calomnieuse. Le général Rondot avait été entendu, seul, pour la septième fois, vendredi dernier, en tant que "témoin assisté", statut intermédiaire entre le simple témoin et le mis en examen. Lors de sa toute première audition dans ce dossier, en mars 2006, le général avait impliqué Dominique de Villepin et Jacques Chirac. Il les avait ensuite mis hors de cause. En janvier 2004, le général avait été chargé par Dominique de Villepin, alors ministre des Affaires étrangères, de "vérifications" sur des listings de la chambre de compensation financière Clearstream, installée au Luxembourg. Les numéros de comptes et listings bancaires, qui étaient falsifiés, comportaient des noms de personnalités politiques et industrielles, dont Nicolas Sarkozy.
Les juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons cherchent notamment à savoir si Dominique de Villepin, mis en examen depuis le 27 juillet, a donné ou non l'instruction en 2004 de faire transmettre à la justice des listings falsifiés, ce qu'il nie, et s'il l'a fait en sachant qu'il s'agissait de faux. Toujours selon nos informations, le juge Pons, en attente de sa nomination à la Banque mondiale à Washington, pourrait au cours des prochaines semaines se désaisirent de ses dossiers en cours.
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