Les membres de l'Arche de Zoé au Tchad, le 5 novembre 2007 © LCIIncarcération de deux Français en Inde pour possession d'une balle de revolver factice, deux françaises soupçonnées (puis innocentées) d'être des passeuses par le Royaume-Uni ou encore Michael Blanc, emprisonné pour possession de haschich à Bali depuis 1999... Le cas des membres de l'Arche de Zoé au Tchad n'est pas isolé. Chaque année, près de 500 Français sont arrêtés à l'étranger, dont plus d'un tiers pour trafic ou détention de drogue. Chacun de ces détenus peut bénéficier d'une aide de la part de l'Etat français en invoquant la protection consulaire. Explications.
Lors de l'interpellation d'un ressortissant français, les "autorités du pays ont l'obligation d'informer les services consulaires français", explique la Direction des Français à l'Etranger (DFAE) à LCI.fr. Dès lors, le ressortissant français bénéficie s'il le souhaite, de la protection consulaire, qui s'applique sous plusieurs formes. Dans un premier temps, le consul prévient le ministère des Affaires étrangères français de l'arrestation, puis rend visite au détenu pour s'assurer que les lois locales en matière de protection des prisonniers et des droits de la défense sont assurés. Il veille ainsi à ce que le détenu bénéficie des mêmes traitements que les ressortissants du pays dans lequel la détention a lieu. L'ambassadeur peut, le cas échéant, signaler des conditions d'incarcérations inhumaines, mais d'une manière générale, les specialistes contactés par LCI.fr s'accordent pour dire que la médiatisation d'une affaire est à double tranchant.
Régions dangereuses, risques sanitaires...
Le consul sert notamment "d'intermédiaire entre les autorités locales et le ressortissant pour différentes démarches", mais n'intervient jamais sur le fonds des affaires en cours, explique-t-on au ministère. Le consulat fournit, si le détenu le demande, une liste d'avocats locaux et peut éventuellement transmettre des demandes de grâce ou de libération anticipée.
L'autorité consulaire peut aussi "acheminer les fonds déposés par les parents du détenu", poursuit-on au ministère, afin de couvrir les frais de caution ou d'amende. A titre exceptionnel, elle peut avancer les fonds, mais ceux-ci doivent être intégralement remboursés par le détenu. Le consulat doit enfin s'assurer de la bonne santé du détenu, et lui fournir des soins médicaux et des médicaments.
Un voyage à risques ? Le Quai d'Orsay vous informe |
Pour faciliter les déplacements à l'étranger, le ministère des Affaires étrangères a mis en place un site internet dédié qui détaille aux candidats au voyage toutes les précautions d'usage, à suivre à la lettre avant tout départ. Sous forme de fiches par pays ou de "dernière minute", ces conseils portent sur les régions potentiellement dangereuses à éviter, les risques sanitaires, les instabilités politiques ou les législations locales en vigueur. Le ministère recommande, de manière générale, de se faire enregistrer auprès du consulat local et de conserver, quoi qu'il advienne, passeport ou carte d'identité. |
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