SNCF : Deux cheminots et un routier poursuivis pour dégradations

le 23 novembre 2007 à 11h21 , mis à jour le 23 novembre 2007 à 12h08

Deux d'entre eux sont soupçonnés d'avoir purgé les freins d'un train arrêté par un piquet de grève, empêchant son redémarrage.

Equipe d'intervention mobilisée après les sabotages sur des lignes TGV (21 novembre 2007)Equipe d'intervention mobilisée après les sabotages sur des lignes TGV (21 novembre 2007) © TF1/LCI

Deux cheminots et un chauffeur routier ont été  interpellés pour des dégradations de matériel ferroviaire en Lorraine. Un cheminot de 45 ans, "très bien noté par sa hiérarchie et estimé par ses  collègues", a été appréhendé jeudi à 21h30 par la Brigade anticriminalité pour avoir brisé mercredi soir "deux carreaux et un visiophone" au poste d'aiguillage  de Thionville, a déclaré le responsable CGT-cheminots à Metz.

L'homme, placé en garde à vue, sera présenté au parquet vendredi à 14h  puis jugé à 15h en comparution immédiate au tribunal correctionnel de Thionville, a indiqué le parquet. La SNCF a porté plainte contre lui pour "dégradation volontaire". "C'est un coup de sang, un coup de tension au neuvième jour de conflit. Il  n'y avait pas intention de saboter l'outil de travail", a commenté la CGT.

"Il n'y a pas eu d'acte de sabotage. Il n'y avait aucun danger"
 
Un cheminot de 48 ans et un chauffeur routier, fils de cheminot, de 20 ans,  ont également été interpellés mercredi en Meurthe-et-Moselle pour "entrave à la circulation ferroviaire", a déclaré le procureur de Nancy. Les deux hommes sont soupçonnés d'avoir purgé les freins d'un train arrêté  par un piquet de grève le 16 novembre à Blainville-sur-l'Eau, empêchant le redémarrage du convoi, a  expliqué le procureur. "Il n'y a pas eu d'acte de sabotage. Il n'y avait aucun danger, car le train  ne pouvait redémarrer tant que les freins n'étaient pas remis en pression", a  précisé le procureur de Nancy, ajoutant que les deux hommes, remis en liberté, comparaîtraient le 17 décembre en audience collégiale au tribunal correctionnel  de Nancy.
 
L'appartenance syndicale éventuelle des trois hommes n'est pas connue, mais le  secrétaire général de la CGT-cheminot Didier Le Reste a dénoncé une "opération  de dénigrement et de déstabilisation". Au total, quatre plaintes ont été déposées à Nancy par la SNCF durant le conflit, a indiqué le procureur.

D'après agence

le 23 novembre 2007 à 11:21
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3 Commentaires

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  • Pito, le 23/11/2007 à 11h47

    "il n'y avait pas intention de saboter l'outil de travail"... de quoi s'agissait-il alors? Heureusement qu'à chaque "coup de sang" comme l'indique la CGT, je ne tape pas sur la cause de ma tenion... Si j'ai un coup de sang en voiture, je fonce dans l'autre voiture? Si j'ai un coup de sang au travail je frappe sur mes collègues? Idem à la maison? Tant qu'il n'y a pas, je cite, "intention de saboter/blesser/casser", c'est pas grave!...

  • Regis, le 23/11/2007 à 11h44

    Ils doivent etre licenciés immédiatement pour faute grave et mise en danger de la vie des passagers! et qu'on leur facture le montant des reparations de leurs degradations...

  • Antoine, le 23/11/2007 à 11h34

    Ah bah bien sûr, c'est pas du sabotage de vider les freins, suffit de remplir et hop ça repart. Je vais de ce pas creuver les pneus de l'ensemble des trains d'atterrisage des avions sur Orly, c'est pas du sabotage, suffit de changer les pneus.

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