Troisième audition de Villepin depuis sa mise en examen

le 29 novembre 2007 à 14h25 , mis à jour le 29 novembre 2007 à 14h34

L'ancien Premier ministre a été entendu jeudi durant une heure et demie par les juges chargés de l'affaire Clearstream.

TF1/LCI : Villepin face à la presse après sa mise en examen dans l'affaire Clearstream (27 juillet 2007)Villepin face à la presse après sa mise en examen dans l'affaire Clearstream (27 juillet 2007) © TF1/LCI

Dominique de Villepin a été une nouvelle fois entendu jeudi au pôle financier du palais de justice de Paris par les juges qui l'ont mis en examen fin juillet dans l'affaire Clearstream. Arrivé peu avant 11 heures à bord d'une berline bleue aux vitres teintées qui s'est engouffrée dans le parking, l'ex-chef du gouvernement a quitté de la même façon le pôle financier après environ une heure et demie d'audition, sans faire de déclaration. Cette troisième audition depuis sa mise examen pour "complicité de dénonciation calomnieuse, recel de vol et d'abus de confiance et complicité d'usage de faux", a été bien plus courte que celles du 13 septembre et du 11 octobre. Il avait alors passé huit et onze heures dans le bureau des juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons.

Les deux magistrats le soupçonnent d'avoir participé en 2004 à une tentative de déstabilisation de l'actuel chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy. La manipulation consistait à dénoncer la présence de personnalités, dont l'actuel chef de l'Etat, par le biais de faux listings bancaires de la chambre de compensation luxembourgeoise Clearstream.

Confrontation prévue entre Villepin et Rondot en décembre

Selon une source proche du dossier, les juges devaient interroger jeudi Dominique de Villepin sur sa connaissance de l'affaire au cours du second semestre 2004 et préparer la confrontation qui doit avoir lieu les 11 et 12 décembre entre lui, le général Philippe Rondot, témoin clef de l'affaire, et Jean-Louis Gergorin, ancien vice-président d'EADS poursuivi dans le dossier Clearstream.

Des notes exhumées de l'ordinateur du général Rondot suggèrent son implication dans la manipulation. Jean-Louis Gergorin a affirmé aux juges avoir transmis de manière anonyme les fameux listings au juge Renaud van Ruymbeke à la demande de Dominique de Villepin, qui lui aurait fait part d'une "instruction" du président Chirac. La confrontation devrait notamment porter sur la réunion du 9 janvier 2004 entre les trois hommes dans le bureau de Dominique de Villepin, alors au Quai d'Orsay, au cours de laquelle ce dernier est soupçonné d'avoir chargé le général Rondot d'une enquête secrète pour opérer des "vérifications" sur les fameux listings.

D'après agence

le 29 novembre 2007 à 14:25
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