© TF1Une nouvelle fois saisie sur la question de l'adoption par des couples homosexuels, la Cour de cassation a rejeté mercredi le pourvoi d'une femme qui souhaitait adopter le fils de sa compagne, avec laquelle elle est pacsée depuis sept ans. Cette décision, qui valide un arrêt rendu par la cour d'appel de Riom, confirme deux arrêts "de principe" rendus en février par la Cour de cassation.
L'institutrice homosexuelle peut adopter
Le tribunal administratif de Besançon a donné son feu vert mardi à Emmanuelle B. pour adopter un enfant en annulant les décisions du Conseil général du Jura qui lui refusait l'agrément.
Publié le 10/11/2009
L'institutrice homosexuelle va-t-elle pouvoir adopter ?
Le tribunal administratif de Besançon doit rendre sa réponse mardi sur le recours d'Emmanuelle B. à qui le Conseil général du Jura refuse l'adoption d'un enfant, malgré un arrêt européen en sa faveur.
Publié le 10/11/2009
La décision rendue mercredi par la première chambre civile était relativement attendue car pour la première fois, le demandeur avait invoqué pour sa défense une violation du droit européen. La femme déboutée en 2006 estimait que l'article 365 du code civil invoqué par la cour d'appel violait la Convention européenne des Droits de l'Homme (CEDH) car il "portait atteinte à la vie familiale". Mercredi, la Cour de cassation a jugé que cet article "ne contredisait aucune des dispositions" de cette Convention.
L'article 365 prévoit le transfert à l'adoptant de tous les droits d'autorité parentale sur le mineur adopté. Il introduit cependant une dérogation, lorsque l'adoptant est uni par le mariage au père ou à la mère de l'adopté. En ce cas, les époux sont investis tous les deux de l'autorité parentale. En dehors de cette hypothèse, le parent naturel est, du fait même de l'adoption, dépouillé de ses droits sur son enfant et ce, quelle que soit la situation dans laquelle il se trouve par rapport à l'adoptant : concubinage, Pacs...
Alors qu'en Grande-Bretagne ou aux Etats-Unis, les hautes juridictions peuvent elles-mêmes créer le droit, en France, la Cour de cassation n'a pas ce pouvoir. Conscients de ces limites, les défenseurs des homosexuels ont déjà appelé le législateur à se saisir lui-même de la question.
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