Michèle Alliot-Marie, le 15 septembre 2007 en Corse © TF1-LCILa ministre de l'Intérieur sera entendue comme "simple témoin le vendredi 21 décembre dans l'après-midi" par les juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons, en charge de l'affaire Clearstream, a indiqué vendredi son entourage. L'audition de Michèle Alliot-Marie avait été autorisée le 21 novembre par le Conseil des ministres.
Ce sera son deuxième interrogatoire dans cette affaire de dénonciation calomnieuse après une première audition de 12 heures en novembre 2006, alors qu'elle était ministre de la Défense et numéro 3 du gouvernement Villepin. Le statut de simple témoin signifie que l'enquête n'a pas mis en évidence d'indices qui la rendent suspecte d'une éventuelle complicité des infractions poursuivies. Les juges d'Huy et Pons tentent de déterminer le degré de connaissance que Michèle Alliot-Marie a eu de cette affaire dans laquelle l'ex-Premier ministre Dominique de Villepin a été mis en examen le 27 juillet.
Cette nouvelle demande d'audition fait suite à une confrontation organisée en novembre par les juges entre le général Philippe Rondot, témoin clef de l'affaire, et Philippe Marland, ancien chef de cabinet de Michèle Alliot-Marie au ministère de la Défense. Ex-conseiller de la ministre de la Défense pour le renseignement et les opérations spéciales (Cros), le général Rondot avait été chargé par Michèle Alliot-Marie d'une enquête sur certaines des personnes citées dans les listings bancaires de Clearstream. Transmis à la justice en mai 2004, ces listings étaient des faux et auraient pu mettre injustement en cause plusieurs personnalités, dont Nicolas Sarkozy, comme détentrices de fonds à l'origine éventuellement suspecte.
(Avec agence)
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