Bové : du blé pour éviter la prison

le 10 décembre 2007 à 12h44 , mis à jour le 10 décembre 2007 à 13h16

Le leader alter mondialiste devra verser 50 euros par jour de prison, soit 6000 euros en tout, pour ne pas purger sa peine de quatre mois d'enfermement.

TF1-LCI :José Bové le 9 avril 2007José Bové le 9 avril 2007 © TF1-LCI

José Bové avait été condamné en novembre 2005 par la cour d'appel de Toulouse à quatre mois de prison ferme pour un arrachage de plants de maïs transgénique à Menville (Haute-Garonne) un an plus tôt. Une peine confirmée en février par la Cour de cassation. Voici venu le temps d'appliquer la sentence... Lundi matin, le leader altermondialiste s'est présenté, au tribunal de grande instance de Millau, devant la juge d'application des peines chargée de décider s'il devait purger sa condamnation ou si celle-ci pouvait être aménagée. Et à sa sortie, José Bové a annoncé que le procureur de la République et la juge avaient accepté le principe d'un aménagement de sa peine en jours-amendes.

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Le montant devrait en être notifié à ses avocats le 17 décembre. A 50 euros par jour de prison, il devrait théoriquement verser 6000 euros pour éviter l'incarcération. José Bové a toujours refusé tout aménagement de peine limitant sa liberté, tel le port d'un bracelet électronique, mais lors de l'audience de novembre, il s'était déclaré disposé à accepter une éventuelle conversion de sa peine en journées-amende, évoquée avec la juge, une telle disposition n'allant pas, selon lui, à l'encontre de son engagement militant.

"Il faut que l'année 2008 soit sans OGM"

Environ 70 personnes, des faucheurs volontaires et des membres de la Confédération paysanne, dont José Bové fut le porte-parole, s'étaient rassemblées devant le tribunal. Et pendant que se déroulait l'audience, elles avaient tendu deux banderoles, dont l'une demandait "Moratoire pour les OGM : amnistie pour les faucheurs". En les retrouvant à sa sortie du tribunal, le leader altermondialiste a annoncé qu'il observerait une grève de la faim avec des militants opposés aux organismes modifiés à compter du 3 janvier 2008 afin de protester contre le fait qu'un véritable moratoire n'ait pas été décidé par le gouvernement à l'issue du Grenelle de l'environnement.

Déchirant une photocopie du décret du ministère de l'Agriculture ayant suspendu la semaine dernière l'utilisation du Mon810, maïs OGM de la firme Monsanto cultivé en France, jusqu'au 9 février 2008, José Bové a estimé que "c'est complètement inacceptable" et que la parole publique avait été "bafouée". La Confédération paysanne avait en effet estimé avoir été "trompée" par le gouvernement, affirmant que celui-ci avait laissé entendre qu'un véritable moratoire sur ce maïs serait décrété pendant toute l'année 2008. Aussi, pour José Bové, "il faut que l'année 2008 soit une année sans OGM, que le moratoire soit effectif".

D'après agence

le 10 décembre 2007 à 12:44
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