Eric Breteau, le président de l'ONG Arche de Zoé, le 26 octobre 2007 © CAPA"Personne n'est obligé d'écraser les uns pour sauver les autres", déclare Agnès Breteau, l'ex-femme d'Eric Breteau, le leader de l'Arche de Zoé, dans un entretien au Parisien, lundi. "Je ne suis pas d'accord et les autres familles de détenus ne sont pas d'accord non plus. Eric n'a pas à être une tête de Turc", dit-elle.
"C'est un homme que je ne connais pas qui a été décrit dans les médias. Eric, un gourou ? Un gars qui aurait planqué de l'argent ? Les gens ne comprennent rien et surtout pas que quelqu'un soit prêt à mourir pour une cause", affirme-t-elle. "Je me bats maintenant pour que nous gardions tous une unité et je vous assure que la solidarité est bien là, entre les familles de détenus, les familles d'accueil et les détenus eux-mêmes", assure-t-elle.
Les six membres de l'association L'Arche de Zoé ont été condamnés mercredi à N'Djamena à 8 ans de travaux forcés pour avoir tenté d'exfiltrer depuis l'est du Tchad vers la France 103 enfants qu'ils disaient orphelins du Darfour. Antonia Van Winkelberg, femme de l'un des condamnés, a mis en cause Eric Breteau en affirmant que son mari "n'a rien commandité et ne doit pas être mis à la même enseigne que le commanditaire".
(D'après agence)
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