Meurtre de Mathias, 4 ans : Beaulieu n'a "rien à dire"

le 03 décembre 2007 à 18h44 , mis à jour le 03 décembre 2007 à 19h48

Christian Beaulieu, 57 ans, accusé d'avoir violé et tué le petit garçon en mai 2006 à Moulins-Engilbert s'est montré peu bavard lundi, au 1er jour de son procès.

TF1/LCI Le petit Mathias retrouvé mort

Il n'a pas bronché. Christian Beaulieu, 57 ans, accusé d'avoir violé et tué Mathias, 4 ans, en mai 2006 à Moulins-Engilbert, dans la Nièvre, s'est montré peu bavard lundi, au premier jour de son procès devant la cour d'assises de la Nièvre à Nevers.
 
"Je n'ai rien à dire", a affirmé le petit homme au visage chafouin, aux yeux vifs et au teint coloré, à l'issue de la lecture des 27 pages de l'ordonnance de mise en accusation qui le renvoie devant les assises pour meurtre et viol sur mineur de quinze ans. Son procès doit durer jusqu'à vendredi.
 
"Pour moi, c'est très douloureux"
 
Lors de sa disparition, le 6 mai 2006, vers 23h30, le petit Mathias jouait près de la salle des fêtes de Moulins-Engilbert où ses parents participaient à un repas. Il avait été retrouvé mort le lendemain à 7h15, à 300 mètres de la salle des fêtes, caché sous un amas de terre et de feuilles, au bord d'un cours d'eau. Il avait été violé. Les hypothèses de la noyade et de la suffocation ont été avancées pour expliquer sa mort.
 
Christian Beaulieu, ancien ouvrier agricole sans emploi, était interpellé six jours plus tard chez lui à Moulins-Engilbert, une commune de 1.500 habitants. En garde à vue, il avouait les faits puis se rétractait. Lorsque la présidente Jeannine Valtin lui demande de parler de sa vie, Christian Beaulieu n'a pas été plus loquace : "pour moi, c'est très douloureux, je n'ai rien à dire".
 
Devant l'insistance de la magistrate, il récite d'une traite : "j'ai souffert beaucoup à ma naissance, on était sept dans une pièce, on était mal nourri et les gens de l'extérieur nous donnaient à manger, des parents on n'avait rien du tout, j'ai su tout ça à ma majorité". Il est confié à l'Assistance publique à sa naissance, ses parents sont déchus de leurs droits. A 2 ans, il est placé chez une famille de journaliers agricoles du Morvan. "Ils étaient très bien", dit-il. Son frère nourricier vient dire qu'il n'a jamais été maltraité et n'a pas subi de sévices sexuels chez eux. "Il était gentil avec tout le monde mais intellectuellement, ce n'était pas tout à fait ça", précise-t-il.
 
"On a tout de suite pensé à lui"
 
Christian Beaulieu, parti à 14 ans travailler dans des fermes, s'installe au début des années 80 avec Marie-Jeanne Hoffmann avec laquelle il a trois enfants. "Ma vie a été un calvaire", pleurniche cette femme de 49 ans, à l'allure masculine. Accusée de non-dénonciation de crime, elle encourt trois ans de prison. Elle avait affirmé aux gendarmes que le soir du meurtre de Mathias, Christian Beaulieu avait passé la nuit avec elle. En 1988, elle a dénoncé aux gendarmes son compagnon après avoir appris qu'il avait agressé sexuellement le fils d'une voisine et leur propre fils. Les trois enfants du couple ont alors été placés.
 
En 1982, Christian Beaulieu a fait l'objet d'une enquête pour des agressions sexuelles sur quatre enfants. Marie-Jeanne Hoffmann affirme l'avoir longtemps ignoré. "Je le surveillais car il avait tendance à regarder les petites filles", reconnaît-elle cependant. Quand la présidente demande au frère nourricier de Christian Beaulieu ce qu'il a pensé en apprenant la mort de Mathias, ce dernier répond : "on a tout de suite pensé à lui". Suite du procès mardi avec l'examen des faits.
 

(D'après AFP)
 

 

le 03 décembre 2007 à 18:44
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4 Commentaires

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  • Tschumperlé, le 03/12/2007 à 19h31

    Qui ne peut comprendre que quelqu'un qui avoue un crime ne reçoive des instructions de son avocat pour dire le contraire afin de tenter de se disculper. L'avocat a tout intérêt à ne pas laisser son client être condamné. Les avocats préfèrent le mensonge et la compromission à la vérité, pour de simples questions économiques. C'est un métier !

  • Fred, le 03/12/2007 à 19h29

    "on a tout de suite pensé à lui".

  • Cat, le 03/12/2007 à 19h28

    SALE TYPE.

  • Dominique d., le 03/12/2007 à 19h03

    Le criminel:"pour moi, c'est très douloureux, je n'ai rien à dire". Et pour sa victime, ce n'était bien sûr que du plaisir? Pour ces bêtes nuisibles, deux sanctions possibles: la première fois castration sans anesthésie; la mort si récidive.

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