La mort du gendarme Jambert toujours inexpliquée

le 06 décembre 2007 à 17h57 , mis à jour le 06 décembre 2007 à 18h40

Les nouvelles expertises réalisées sur l'homme qui avait démasqué Emile Louis avant d'être retrouvé mort avec 2 balles dans le crâne n'ont pu déterminer les causes du décès.

Tribunal correctionnel Paris Justice © TF1/LCI

Les circonstances de la mort du gendarme Jambert en 1997 resteront-elles à jamais mystérieuses ? Les expertises médico-légale et balistique réalisées mercredi sur la dépouille du gendarme qui avait démasqué le tueur en série Emile Louis, a révélé des positions contradictoires des experts en présence : "Il y a ceux qui émettent la possibilité d'un suicide et d'autres qui disent que cela peut ne pas être un sucide", a indiqué à LCI.fr Didier Seban, l'avocat des enfants Jambert. "C'est une déception, car nous n'irons pas plus loin sur l'aspect médecine légale et en attendant, ajoute-t-il, deux questions restent sans réponse : pourquoi s'est-on planté à ce point au démarrage de cette enquête et, pourquoi Jambert se sentait menacé peu de temps avant sa mort ?".

Malgré les résultats de cette expertise, le juge chargé d'instruire le dossier a assuré maître Seban que l'enquête allait se poursuivre sur la qualification d'assassinat. "Nous aimerions notamment que soit auditionné le procureur de l'époque pour comprendre pourquoi il n'y a pas eu d'enquête sur le moment et nous souhaiterions que l'agenda du gendarme Jambert au moment des faits soit reconstitué", explique Didier Seban. 

Aucune autopsie en 1997 

Le juge d'instruction d'Auxerre, Charles Prats, avait révélé le 21 septembre aux parties civiles que la thèse du suicide avait été corroborée par une expertise, ordonnée en février à l'issue d'une confrontation organisée entre les différents experts, en désaccord sur les causes de la mort du gendarme. Les  parties civiles avaient alors demandé une deuxième exhumation du corps. Exhumation qui s'était déroulée fin novembre.
  
Il n'y avait pas eu d'autopsie lors de la découverte en août 1997 à son domicile du cadavre de celui qui avait été le premier à établir un lien entre Emile Louis et six des sept assassinats de jeunes femmes dans l'Yonne, mais un simple examen du corps. L'enquête avait alors conclu au suicide de ce dernier, âgé de 56 ans et dépressif. A la demande des parties civiles, la justice avait reconsidéré le dossier en novembre 2003 et décidé d'exhumer le corps du défunt. A la suite d'un premier rapport d'autopsie estimant le suicide peu probable, le parquet d'Auxerre avait ouvert en avril 2004 une information judiciaire pour assassinat. Mais les deux rapports d'autopsie suivants avaient conclu que le suicide était possible.

le 06 décembre 2007 à 17:57
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