Eric Breteau, le président de l'ONG Arche de Zoé, le 26 octobre 2007 © CAPA"Je l'ai vu vendredi en détention. Psychologiquement, il ne va pas bien du tout et son état de santé n'est pas mirobolant", a déclaré lundi Me Céline Lorenzon l'avocate d'Eric Breteau, le président de l'Arche de Zoé, à l'AFP. De son côté, l'ex-épouse d'Eric Breteau a affirmé sur RTL qu'il préfèrerait se "supprimer plutôt qu'on le supprime à petit feu".
La justice tchadienne a condamné Eric Breteau et ses cinq compagnons à huit ans de travaux forcés pour avoir tenté d'exfiltrer depuis l'est du Tchad vers la France 103 enfants qu'ils disaient orphelins du Darfour. Après leur transfèrement en France le 28 décembre, la justice doit encore statuer sur la traduction en droit français de cette peine. Le ministère public a requis sa transformation en huit ans de prison ferme et les avocats des six condamnés plaideront le 14 janvier au matin devant le tribunal de Créteil, qui pourrait rendre sa décision dans la foulée.
"Se supprimer lui-même"
Selon son ex-épouse Eric Breteau serait prêt à mettre fin à ses jours s'il reste en prison."Il ne pourra pas continuer à vivre en étant utilisé comme de la chair à pâté et qu'on donne raison à des dictateurs, pour lui c'est insupportable", a déclaré Agnès Breteau à RTL. "Il préférera se supprimer lui-même plutôt qu'on le supprime à petit feu. Il a toujours géré sa vie et il le fera jusqu'au bout", a-t-elle poursuivi. Egalement citée par RTL, Christine Péligat, l'épouse d'Alain Péligat, autre membre de l'Arche de Zoé condamné, a déclaré qu'Eric Breteau lui avait adressé une lettre en indiquant "que si sa mort peut servir à quelque chose alors cela sera le moment de passer à l'acte".
Selon Me Lorenzon, Eric Breteau se trouve toujours à l'hôpital de la maison d'arrêt de Fresnes, dans le Val-de-Marne, où il a été admis suite à la grève de la faim qu'il a menée au Tchad, au cours de laquelle il a perdu beaucoup de poids.
| Castellane : "Problèmes de sécurité sanitaire" en l'absence du Dr |
Le comité de soutien au docteur Philippe Van Winkelberg, médecin de Castellane, dans les Alpes-de-Haute-Provence, détenu à Fresnes après sa condamnation au Tchad dans le dossier Arche de Zoé, estime que son absence soulève des "problèmes de sécurité sanitaire et publique". "Pour Castellane, les villages alentours et les milliers de touristes qui séjournent en été à Castellane, l'absence du docteur Van Winkelberg est un problème de sécurité sanitaire et publique", affirme le comité dans un courrier qu'il s'apprête à adresser à la justice. |
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