Les débris de l'avion à Charm el-Cheikh, en janvier 2004 © LCILe pilote de la compagnie Flash Airlines est désigné comme responsable de l'accident d'avion Charm el-Cheikh, en Egypte, qui avait fait 148 morts en janvier 2004, par un nouveau rapport d'experts indépendants rendu public dimanche. Selon l'avocat de certaines parties civiles, Me Gilles-Jean Portejoie, le rapport dénonce "une déficience humaine liée à une absence de compétence (du pilote, ndlr) et c'est la responsabilité de la société qui les exploite que de les former", confirmant une information parue samedi dans le quotidien La Montagne. Ce rapport aurait été remis récemment au juge en charge du dossier au tribunal de Bobigny, assure le quotidien.
"La catastrophe aurait pu être évitée si le pilote engagé dans une spirale descendante très inclinée à droite avait braqué manuellement et fermement son volant de gauchissement vers la gauche pour ramener rapidement les ailes à l'horizontale et s'il avait réduit la poussée des moteurs afin d'éviter une augmentation excessive de la vitesse", a ajouté l'avocat, lisant le rapport commandité par la justice française.
Les quatre experts indépendants critiquent notamment la formation, la sélection et la gestion du personnel technique navigant par la compagnie Flash Airlines, a poursuivi l'avocat. Ce rapport vient donc conforter la thèse du Bureau Enquête Accident français, qui avait mis en cause le pilote, un ancien militaire, évoquant une "désorientation spatiale". La commission d'enquête égyptienne avait, quant à elle, évoqué une combinaison de facteurs impliquant notamment une défaillance du pilote automatique. Le 3 janvier 2004, l'accident d'un Boeing 737 de la Flash Airlines au large de Charm el-Cheikh avait fait 148 morts, dont 134 Français.
D'après agence
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