
Le 25 avril 1990, Ingrid Jouglet, 12 ans, était retrouvée étranglée au bord de l'autoroute A2, à Valenciennes. A compter de ce lundi, Jean-Pierre, un gitan de 34 ans, âgé de 17 ans au moment des faits, comparaît devant la cour d'assises des mineurs à Douai.
Un procès rendu possible par la seule ténacité du frère de la victime. Alors que l'affaire avait été classée sans suite faute d'éléments, Ludovic Jouglet, 31 ans, a remué des années durant ciel et terre pour reconstituer l'emploi du temps de sa petite sœur. A cette époque, Ingrid f'réquentait beaucoup une certaine Sonia. Une adolescente fugueuse qui allait souvent rejoindre son petit ami Jean-Pierre dans un camps de gitan sédentarisé à Bruay-sur-L'Escault. Tous ont été entendus à l'époque des faits, sans résultat.
"J'ai retrouvé la fameuse Sonia, explique Ludovic dans Le Parisien. Au bout du rouleau, elle a fini par craquer et m'avouer ce qui s'était passé au camp des gitans...". D'après ses dires, Jean-Pierre aurait étranglé à l'aide d'une ceinture Ingrid, au sujet de laquelle ses deux frères se disputaient. Fort de ce témoignage capital, Ludovic Jouglet a obtenu la réouverture du dossier de sa sœur en 2002, puis la tenue de ce procès.
Mais dix-huit ans après les faits, l'accusation reste fragile. Faute de pouvoir démontrer l'homicide, les faits ont même été requalifiés en "coups mortels", rapporte Le Parisien. Les débats doivent durer une semaine.
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