Incendie à l'Assemblée territoriale de Corse à Ajaccio © TF1/LCILe tribunal correctionnel d'Ajaccio a ordonné un complément d'enquête (qui devra "être réalisé dans un délai de quatre mois") et décidé du maintien en détention des deux auteurs présumés de l'incendie du bureau d'Ange Santini, président du conseil exécutif de Corse. Ces décisions ont été prononcées dans le bureau des avocats, hors de la présence du public et des journalistes, la salle d'audience voisine ayant dû être évacuée en raison d'une violente bousculade entre l'assistance et les CRS.
Alors que l'audience venait de reprendre, une partie du public a en effet protesté contre la présence de policiers en trop grand nombre, à son goût, pour suivre correctement les décisions rendues. Dans la bousculade, un homme dans un fauteuil roulant a été projeté à terre et les CRS ont fait usage de gaz lacrymogène pour disperser les manifestants tandis qu'à l'extérieur du palais de justice une bousculade avait également lieu entre nationalistes et forces de l'ordre. A 22h30, une quarantaine de militants nationalistes faisait toujours face aux force de l'ordre devant le bâtiment.
12 mois ferme requis
Auparavant, 12 mois de prison ferme avaient été requis contre les deux incendiaires présumés jugés en comparution immédiate. Leurs avocats ont plaidé la relaxe. Le procureur de la République d'Ajaccio, José Thorel, a requis deux à trois mois de prison ferme contre trois autres jeunes gens, qui ont reconnu être les auteurs de dégradations volontaires et de vols dans cet édifice.
Un des deux incendiaires présumés, Felix Benedetti est le frère d'un des dirigeants du mouvement nationaliste Rinnovu, Paul-Félix Benedetti. L'incendie volontaire du 13 janvier avait entièrement détruit les bureaux d'Ange Santini, président UMP du conseil exécutif de Corse.
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