Djamel Bouras © Abacapress.comIl avait traité de "connard" un chauffeur de bus de la RATP, lors d'une altercation dans le 5e arrondissement de Paris, le 7 septembre 2005. L'ancien judoka Djamel Bouras a été condamné mercredi, en son absence, par la cour d'appel de Paris à une amende de 500 euros. La cour d'appel s'est montrée plus sévère que le tribunal correctionnel qui, en février 2007, avait jugé le sportif coupable des faits qui lui étaient reprochés, mais l'avait dispensé de toute peine.
Jamel s'étonne que la "religion prenne de plus en plus de place"
Dans Télérama, le comique parle sans tabou de sa vie privée, de politique, de religion. Il trouve notamment anormal que "des gamins de 20 piges aient des barbes jusqu'à l'omoplate, des djellabas Lacoste".
Publié le 22/01/2011
La 11e chambre a suivi les réquisitions de l'avocat général qui, lors du procès, le 12 décembre, avait requis une aggravation de la peine, dans la mesure où selon les déclarations, tant de la victime que d'un des passagers témoin de l'altercation, Djamel Bouras s'était montré non seulement injurieux mais aussi menaçant. Devant le tribunal de grande instance, l'ancien sportif de haut niveau avait nié avoir injurié l'agent, reconnaissant simplement s'être énervé, après un échange de coups de klaxons, rue des Ecoles, un soir de septembre 2005. Mais la version du chauffeur selon laquelle l'ex-judoka, en plus de l'avoir insulté, l'avait invité à sortir de son véhicule pour s'expliquer, avait été confirmée par un passager du bus.
Outrage à chauffeur
Le 12 décembre, ni Djamel Bouras, ni son avocat, Me Karim Achoui, ne s'étaient présentés à la cour d'appel. Une heure après le début de l'audience, un fax était arrivé à la 11e chambre, où Me Achoui demandait le renvoi de l'affaire, son client étant, selon lui, "retenu en province pour des raisons professionnelles" et lui-même absent "en raison d'un mouvement de grève à la RATP".
Dans son arrêt, la cour a considéré que "la demande de renvoi avait été formulée tardivement et pour des motifs imprécis" et que "ni Djamel Bouras, ni son conseil n'avaient justifié d'un motif impérieux empêchant" leur venue. Pour ce qui est du fond, elle a jugé que "les déclarations concordantes de l'agent RATP et d'un de ses passagers établissent que Djamel Bouras a bel et bien outragé le chauffeur du bus".
(D'après agence)
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