
Le 19 mars 2003, des enfants découvraient à Villejuif, dans des sacs-poubelles, un corps découpé en morceaux auquel il manquait la tête. La victime, dont le décès était attribué à une blessure par arme blanche au niveau du coeur, avait pu être identifiée. Chafik Ahouli, un Marocain de 24 ans, était recherché depuis le mois de novembre précédent, date à laquelle il avait disparu. Avant sa disparition le jeune homme avait dit à ses parents qu'il habitait chez un ami travaillant dans un restaurant marocain - proche du lieu de découverte de son corps -, mais le patron, interrogé par la famille, avait nié le connaître.
Une expertise avait montré que le corps avait été congelé plusieurs mois, entraînant des investigations dans le restaurant et l'immeuble. Le gérant et son frère avaient alors été interpellés, conduisant les enquêteurs sur la piste d'un ancien employé, sans-papiers, des "Délices du Maroc". Interpellé finalement dans le Pas-de-Calais en juillet 2003, alors qu'il revenait du Maroc "avec l'idée de se livrer à la police" selon son avocat, Me Julien Dubs, Mohamed Boucetta, 50 ans, avait expliqué avoir hébergé le jeune homme à partir de septembre 2002. Il l'aurait tué dans la nuit du 24 au 25 octobre lors d'une bagarre au cours de laquelle il avait lui-même été blessé.
Une bagarre qui a ma tourné
Une expertise avait montré que le corps avait été congelé plusieurs mois, entraînant des investigations dans le restaurant et l'immeuble. Le gérant et son frère avaient alors été interpellés, conduisant les enquêteurs sur la piste d'un ancien employé, sans-papiers, des "Délices du Maroc". Interpellé finalement dans le Pas-de-Calais en juillet 2003, alors qu'il revenait du Maroc "avec l'idée de se livrer à la police" selon son avocat, Me Julien Dubs, Mohamed Boucetta, 50 ans, avait expliqué avoir hébergé le jeune homme à partir de septembre 2002. Il l'aurait tué dans la nuit du 24 au 25 octobre lors d'une bagarre au cours de laquelle il avait lui-même été blessé.
Une bagarre qui a ma tourné
Pour Me Dubs, "c'est une bagarre qui a mal tourné. Il voulait avertir la police". Mais le gérant du restaurant, Ahmed Youbel, aurait refusé, lui disant de nettoyer et de s'en aller. Les débats porteront notamment sur les conditions de disparition du cadavre. Mohamed Boucetta, qui reconnaît le meurtre, a livré plusieurs versions. Après avoir dit qu'il avait lui-même découpé le corps avant de se débarrasser des sacs et de quitter l'appartement, il a expliqué que des employés du restaurant l'avaient aidé. Il a finalement affirmé que c'était le gérant et son frère qui avaient fait disparaître le corps, à l'exception de la tête qu'il avait lui-même cachée. Le corps a ensuite vraisemblablement été conservé dans les congélateurs du restaurant, avant d'être jeté à l'endroit où il a été découvert.
Aux côtés de Mohamed Boucetta, 50 ans, comparaîtront donc quatre autres hommes renvoyés selon les cas pour atteinte à l'intégrité d'un cadavre, non dénonciation de crime, recel de cadavre et modification de l'état des lieux d'un crime. Le procès avait été renvoyé en septembre dernier, la partie civile ayant fait valoir qu'elle n'avait pas eu le temps de préparer le procès du fait de la désignation tardive de l'avocate au titre de l'aide juridictionnelle.
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