Le procès d'un étrange crime mystique

le 28 janvier 2008 à 16h00 , mis à jour le 28 janvier 2008 à 16h02

Un homme de 32 ans comparaît depuis lundi devant les assises de Seine-Saint-Denis, accusé d'avoir tué et mutilé une dame âgée en 2004.

Le Palais de Justice de Bobigny. TF1/LCILe Palais de Justice de Bobigny © TF1/LCI

La vieille dame gisait sur son lit, un crucifix dans la main gauche, une image du pape sur la tête, une autre de sa fille sur les fesses. Maria de Jesus Lopès, une femme de 72 ans avait été retrouvée morte en 2004, à Aubervilliers. Etouffée, mutilée. Mounir Aït Menguellet, un Algérien de 32 ans, comparaît depuis lundi devant les assises de Seine-Saint-Denis pour cet étrange crime mystique.

Sur la peau de la veuve d'origine portugaise, très pieuse, étaient écrits des mots en latin, grec et allemand, dont "Agnus dei", référence au sacrifice de Jésus pour expier les péchés du monde. En plus de nombreuses plaies, la victime avait la jambe droite quasi-sectionnée et une épingle à nourrice plantée dans un genou. Un "délire mystique prémédité", selon une experte psychologue, amenée à étudier la scène et les analyses d'un prêtre exorciste, sollicité par le juge.
 
"L'horreur du massacre"
 
L'accusé, fils d'une star du raï, nie être le meurtrier de Maria de Jesus Lopès, une dame âgée qu'il connaissait bien depuis quelques années. Sans histoire jusqu'alors et très cultivé, le jeune kabyle, venu étudier en France, a été arrêté au domicile de la victime le 15 janvier 2004 à 8h30. Le jeune Algérien, dont le casier judiciaire est vierge, affirme avoir passé la soirée avec Maria de Jesus Lopès et être revenu le matin. Le 14 janvier au soir, la veuve se serait dénudée et aurait sollicité une relation sexuelle, avait-il confié aux enquêteurs. Son ADN et celui de la victime sera retrouvé sur un préservatif. Il dit n'être pas allé au bout de l'acte et être parti.
 
Selon un expert, un "vécu horrifiant de nature incestueuse" peut avoir été "l'élément de bascule dans l'acharnement frénétique à l'horreur du massacre". Selon deux experts, la consommation d'alcool, alors que le coupable présumé prenait un anxiolytique, a pu libérer fantasmes et pulsions.
 
En détention provisoire depuis quatre ans, Mounir Aït Menguellet est le quatrième d'une fratrie de six enfants dominée par la figure du père, célèbre musicien kabyle. Après trois années d'études d'anthropologie à l'Ecole des hautes études en sciences sociales à Paris, il était inscrit en droit en 2004 et travaillait en même temps dans le Nord de la France comme agent de sécurité. Ceinture noire de karaté, il songeait à devenir garde du corps. Le verdict est attendu vendredi, il encourt trente ans de réclusion.
 

(D'après agence)

le 28 janvier 2008 à 16:00
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4 Commentaires

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  • Moumou, le 01/10/2009 à 02h08

    Tout le monde réagit à des choses que l'on a pas vu. c'est scandaleux. je voudrais juste faire une remarque sur la star qui n'est pas une star de rai mais du folklore kabyle. donc , n'attachant pas trop d'importance à ce qui se dit sur le net.

  • PIERRE, le 28/01/2008 à 17h59

    Il y a un age pour faire l'amour ? Florian, je te souhaite de pouvoir toujours le faire à 72 ans....

  • Florian, le 28/01/2008 à 16h41

    Faire l'amour avec une femme de 72 ans quand on en a trente, c'est sur qu'il etait pas bien dans sa tete.......mais rien apparement n'en fait un meurtrier.....a suivre

  • Stéphanie, le 28/01/2008 à 16h26

    C'est scandaleux je lui lui souhaite la prison à vie! sans remise de peine! c'est quoi cette justice! ? c'est vraiment n importe quoi..paix à l'âme de cette pauvre dame morte dans des conditions inadmissibles !

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