Incendie à l'Assemblée territoriale de Corse à Ajaccio © TF1/LCITrois des six militants nationalistes interpellés lundi à Ajaccio ont reconnu avoir participé à l'incendie qui a dévasté, le 13 janvier, les bureaux du président de l'exécutif de Corse, a indiqué le procureur de la République José Thorel. Ils seront déférés devant le parquet d'Ajaccio mercredi après-midi, pour "dégradation de biens publics et vols en réunion". Pour les deux chefs retenus, les prévenus encourent une peine de 10 ans de prison. Un des deux incendiaires présumés, Felix Benedetti est le frère d'un des dirigeants du mouvement nationaliste Rinnovu, Paul-Félix Benedetti.
Malgré leurs dénégations, deux autres personnes comparaîtront avec eux, pour "destruction par incendie de biens publics". Un mineur a été totalement mis hors de cause et libéré. Pour confondre les incendiaires présumés, les enquêteurs disposaient de bandes vidéo et d'empreintes digitales ou d'ADN, notamment sur des bouteilles d'alcool utilisées pour incendier l'édifice territorial.
Poursuites judiciaires envers des organisateurs
L'incendie s'était déclaré le 13 janvier au soir après une manifestation de militants nationalistes. Ceux-ci avaient décidé d'investir le bâtiment de la collectivité locale. Ces violences avaient été dénoncées par l'ensemble de la classe politique et des instances corses, à l'exception du mouvement nationaliste Corsica Nazione Indipendente (CNI).
Jean-Guy Talamoni et cinq autres dirigeants nationalistes ont en outre été convoqués le 29 février devant le tribunal correctionnel d'Ajaccio pour manifestation sur la voie publique sans autorisation préalable.
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