20 ans de prison pour une mousse au chocolat fatale

le 26 février 2008 à 20h48 , mis à jour le 26 février 2008 à 20h52

L'homme était accusé d'avoir assassiné ses parents en 2006, en versant un insecticide ultra-puissant dans de la mousse au chocolat.

assises cour justice

La cour d'assises de Seine-et-Marne a condamné mardi à 20 ans de prison Ghislain Beaumont, 45 ans, accusé d'avoir assassiné ses parents en 2006 en versant un puissant insecticide dans leur mousse au chocolat. L'accusé, jugé pour meurtres sur ascendants avec préméditation, encourait la perpétuité. L'avocate générale avait requis mardi matin 22 ans de réclusion criminelle.

Le 9 avril 2006, Ghislain Beaumont, qui vivait chez ses parents à Chalmaison, de manière recluse et solitaire, aurait versé dans une mousse au chocolat préparée par sa mère ou par lui-même des granulés d'un insecticide très toxique, parce qu'il ne parvenait pas à se libérer de l'emprise étouffante de sa mère. Liliane Beaumont, décrite comme une femme autoritaire et acariâtre, s'était opposée fin 2006 à une relation que son fils entretenait avec une femme de la région, et avait obtenu, à force de menaces et de chantage, qu'il revienne habiter avec elle et son mari, Claude.

Une thèse qui "ne tient pas debout"

L'accusé, qui a avoué au bout de treize heures de garde à vue, alors qu'il avait dans un premier temps feint d'être lui-même légèrement empoisonné, est par la suite revenu sur ses aveux, accusant sa mère d'avoir voulu les tuer tous les trois. L'avocate générale Sabine Néale s'est attachée à démonter cette thèse qui "ne tient pas debout". Elle a souligné qu'il était peu probable que Ghislain Beaumont ait absorbé de la mousse empoisonnée comme il l'avait prétendu, aucune trace du principe actif n'ayant été trouvée dans son sang et ses urines. Elle a rappelé que lors de ses aveux, l'accusé avait donné de nombreux détails corroborés ensuite par des éléments matériels.

Certaines explications données dans la version du suicide collectif d'origine maternelle ont en revanche été clairement invalidées par les constations, comme les gants en papier qu'aurait utilisés Liliane Beaumont, et sur lesquels aucune trace de produit n'a été retrouvé. L'avocate générale a rappelé que le suspect avait passé commande de l'insecticide le 28 mars, et que ce produit habituellement utilisé pour la culture de la betterave ou de la vigne était interdit dans la culture d'asperges qu'il pratiquait. Elle a accusé Ghislain Beaumont d'avoir "laissé mourir ses parents", sans appeler les secours. 

(D'après agence)

le 26 février 2008 à 20:48
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles France
  

Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience