Deby examinera les demandes de grâce "le moment venu"

le 09 février 2008 à 18h16 , mis à jour le 09 février 2008 à 21h27

Le président tchadien a reçu samedi les demandes de grâce des six Français, condamnés à huit ans de prison pour tentative d'enlèvement de 103 enfants.

Idriss Deby TchadIdriss Deby, le président tchadien, le 1er novembre 2007 © TF1-LCI

Le président tchadien Idriss Deby appréciera les demandes de grâce qu'il a reçues samedi "le moment venu". Dans un communiqué, la présidence tchadienne a en effet indiqué samedi que le chef de l'Etat "a reçu ce jour, 9 février 2008, les demandes de grâce présidentielle adressées par les avocats des six Français membres de l'association Arche de Zoé, condamnés le 26 décembre 2007 par la Cour criminelle de N'Djamena à huit ans de travaux forcés". Le communiqué ajouté que "ces demandes seront appréciées le moment venu et ce, conformément à la Constitution et aux textes subséquents".

L'espoir des six Français et de leur famille avait été relancé jeudi après les déclarations du président tchadien sur Europe 1. "Je suis prêt à leur pardonner", avait alors dit Idriss Deby. "Qu'est-ce que ça m'apporte d'avoir six Français en prison en France ?", avait-il poursuivi, assurant que les membres de l'association avaient été jugés au Tchad "dans le respect de la légalité et la souveraineté" du pays. Après les propos du président tchadien, les avocats des six condamnés avaient immédiatement fait savoir qu'ils avaient déjà formulé les demandes de grâce, et Paris les a aussitôt transmises à son ambassade à N'Djamena, qui les a reçues vendredi et remises ensuite aux autorités tchadiennes.

Les six Français ont été arrêtés le 25 octobre à Abéché, principale ville de l'est du Tchad, alors qu'ils s'apprêtaient à exfiltrer vers la France 103 enfants, présentés à tort comme des orphelins de la région soudanaise voisine du Darfour en guerre civile. Après leur condamnation à huit ans de travaux forcés au Tchad, ils ont été transférés en France le 28 décembre pour y purger leur peine, en vertu d'une convention judiciaire franco-tchadienne de 1976. La justice française a alors adapté leur peine en huit ans de prison ferme. La seule possibilité de libération rapide reste pour eux la grâce que le président Deby peut leur accorder, de manière discrétionnaire.

(D'après agence)

le 09 février 2008 à 18:16
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4 Commentaires

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  • Carisa, le 09/02/2008 à 20h08

    Qu'il prenne son temps et surtout,pas de contre-partie

  • DUPONT, le 09/02/2008 à 19h10

    Ce n'est qu'une affaire de gros sous !!!

  • Gigi, le 09/02/2008 à 18h44

    Combien çà và nous couter aus français cette grâce?

  • Dede, le 09/02/2008 à 18h31

    C'est un grand président démocrate,et elu démocratiquement à 85 %, je suis sur qu'il étudira les demandes de graçe, il a 8 ans pour le faire.

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