Eric Breteau et Emilie Lelouch, avec leur avocat Gilbert Collard, à l'ouverture du procès de l'Arche de Zoé © TF1/LCIDes grâces, il serait prêt à les accorder, dit le président tchadien depuis mercredi. Mais, pas forcément pour tout le monde, ou du moins pas forcément les mêmes. Selon les informations de RTL, Idriss Deby voudrait accorder des grâces différentes aux 6 membres de l'Arche de Zoé condamnés, ce qu'il a le droit de faire constitutionnellement.
Ainsi, selon la radio, le président tchadien aurait décidé pour Eric Breteau, le président de l'association, de réduite sa peine, "mais il resterait en prison", tandis que Nadia Merimi, l'infirmière, serait totalement grâciée et donc libérée.
En attendant de telles décisions, les avocats des 6 Français ont affirmé avoir transmis les demandes de grâces à l'Elysée. Celle-ci a affirmé jeudi midi qu'elle transmettrait "immédiatement" aux autorités tchadiennes une demande de grâce, si les condamnés en font la demande.
Sarkozy au Tchad fin février ?
Idriss Deby s'est dit jeudi matin "prêt à pardonner" aux 6 Français (lire notre article) et a salué l'aide apportée par la France à son régime, en termes notamment de renseignements, face aux rebelles qui ont attaqué N'Djamena avant d'être repoussés par l'armée régulière. Mais cette perspective de grâce n'a "aucun lien" avec le soutien que la France a apporté au président Deby, a assuré jeudi le Quai d'Orsay.
Nicolas Sarkozy "envisage" de se rendre au Tchad à la fin du mois de février, selon une source proche de l'Elysée. Le déplacement, un temps annulé, pourrait, selon RTL, avoir lieu entre le 27 et le 29 février.
Le 25 octobre, L'Arche de Zoé avait tenté d'emmener 103 enfants, présentés à tort comme des orphelins du Darfour voisin, depuis l'est du Tchad vers la France, où des familles d'accueil les attendaient. Condamnés au Tchad, ils ont été transférés en France pour y purger une peine de huit ans de travaux forcés, substituée en huit ans d'emprisonnement conformément au droit français.
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