Le paquebot Queen Mary 2 © TF1/LCILe drame du Queen Mary 2 fera l'objet d'un nouveau procès. Pierre-Marie Block, le procureur de la république de Saint-Nazaire, a annoncé dans un communiqué, jeudi matin, qu'il faisait "appel ce jour de l'ensemble des dispositions pénales du jugement rendu par le tribunal correctionnel dans l'affaire de l'effondrement de la passerelle" qui avait fait 16 morts et 29 blessés le 15 novembre 2003.
En première instance, le 11 février, les Chantiers de l'Atlantique (ex-Alstom Marine), constructeur du navire, et Endel (groupe Suez), avaient écopés de 177 500 euros d'amende chacun, mais leurs huit salariés avaient obtenu la relaxe, entraînant la colère des familles de victimes. "C'est une parodie de justice, du commencement à la fin!" s'était indigné Daniel Bartolomé, qui a perdu sa femme et son beau-père dans l'accident. "Qui les a tués alors? Personne les a tués?" avait lancé son fils Yann en quittant la salle d'audience "C'est donc la faute de personne...", avait ajouté Marlène Cassard, l'une des survivantes de l'accident qui a perdu ce jour-là son mari, son frère et trois amis proches. Les victimes faisaient partie des 45 personnes qui s'apprêtaient à monter à bord de l'immense paquebot, en cours de finition, lorsque la passerelle d'accès s'est effondrée d'une hauteur de 18 mètres dans la cale sèche des Chantiers de l'Atlantique.
Lors de son réquisitoire devant le tribunal correctionnel, le parquet avait requis 307.500 euros d'amende pour chaque entreprise et des peines de trois mois de prison avec sursis à l'encontre des huit salariés.
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