Enfants empoisonnés : peines confirmées pour les parents

le 01 février 2008 à 19h15 , mis à jour le 01 février 2008 à 19h18

Le couple a été condamné à 15 ans et 9 ans d'emprisonnement pour avoir tenté de supprimer ses cinq enfants en les empoisonnant, tuant une de leurs filles.

Patricia Cartier, la mère de famille jugée en appel à Amiens pour avoir administré du poison à ses cinq enfantsPatricia Cartier, la mère de famille jugée en appel à Amiens pour avoir administré du poison à ses cinq enfants © TF1/LCI

Un couple surendetté, jugé depuis lundi en appel pour avoir tenté en 2002 de supprimer ses cinq enfants en les empoisonnant, tuant une de leurs filles, a été condamné vendredi à des peines de respectivement quinze et neuf ans d'emprisonnement par la cour d'assises d'Amiens. La condamnation du mari est identique à celle prononcée en première instance tandis que celle de la femme est inférieure d'un an. La mère va toutefois retourner en prison dès vendredi soir, alors qu'elle avait comparu libre cette semaine à la suite d'une libération provisoire pour raison médicale.

Pris dans une spirale de surendettement à laquelle ils ne voyaient pas d'issue, les époux avaient, dans la nuit du 18 au 19 août 2002, fait une injection d'insuline à leurs cinq enfants. Seule Alicia, leur fille de 11 ans, était décédée. L'avocat général a demandé vendredi qu'ils soient condamnés à la même peine que celle prononcée en première instance en octobre 2005 par la cour d'assises de l'Oise. Il a rappelé qu'ils avaient fait appel en affirmant ne pas contester la peine mais uniquement vouloir expliquer leur geste à leurs enfants survivants.

"Un grand moment d'émotion"

Deux enfants présents sur les quatre qui avaient échappé à la mort et s'étaient portés parties civiles, n'ont pas réagi à l'énoncé du verdict. Les survivants, âgés de 11 mois, 3, 6 et 13 ans à l'époque des faits, avaient immédiatement été retirés à leurs parents. Il était "très important que les parents puissent leur expliquer le désespoir qui était le leur à l'époque", a déclaré Me Franck Berton, avocat de l'épouse. Selon lui, au tribunal, la réaction de la mère à la vue de ses enfants a été "un grand moment d'émotion et de détresse à la fois".

Le couple formé d'un conducteur d'engins et d'une garde-malade d'une quarantaine d'années, qui résidaient dans un modeste pavillon de Laversines, près de Beauvais, dans l'Oise, devait rembourser une vingtaine de crédits à la consommation pour un montant total d'environ 229.000 euros. Décidés à en finir, les parents avaient prévu de tuer d'abord les enfants, deux garçons et trois filles, puis de mettre fin à leurs jours. Mais les doses étaient trop faibles, sauf pour Alicia, décédée près de trois semaines plus tard à l'hôpital. "Si le surendettement a été l'élément déclencheur, le couple faisait état d'une fragilité psychologique importante qui explique le passage à l'acte", a souligné Me Berton.

(D'après agence)

le 01 février 2008 à 19:15
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14 Commentaires

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  • GILBERT, le 01/02/2008 à 22h56

    Situation lamentable s'endetter de 229000 Euros en crédits à la consommation ne peut se faire qu'en mentant aux banques ou autres établissements financiers. Le système s'y prête également car avec les moyens dont nous disposons actuellement une centralisation des risques pourrait exister sans problème et alors les banques pourraient devenir responsables. Ceci existe pour les entreprises pourquoi ne pas le généraliser cela éviterait bien des drames.

  • Véronique, le 01/02/2008 à 22h49

    Jusqu'ou le déssaroi peût il aller , et à quoi peût t'il pousser, mais quand même vouloir suprimer ses enfants, que font les services sociaux, et le banquier, la pression est allée jusqu'où, ah pour vous enfoncer davantage, ils savent y faire, ils laissent la situation s'aggraver et après ils lâchent les chiens,ils y à encore des gens humains mais celà devient rare et dans toutes situations.

  • KROUK, le 01/02/2008 à 22h12

    Je trove que aujourd'hui les taux d'interet sont tres elever, on vous fait croire beaucoup de choses, en vous pretant de l'argents, mais l'emprunt porte bien son non, c'est juste par interets!!! si on vous prete de l'argent. les interet ne drevrait pas exister on devrais preté et rendre avec une garantie, et vous verrez il y aurais plus de joie et de bonheur, a travers tout le monde.en se qui concerne les meurtres, viols, la prison c trop cool, faudrais plutot sevir severement c gens ,si on peu les appeler ainsi.MOMO34

  • Hermes, le 01/02/2008 à 22h07

    Cette affaire est afreuse mais svp,de grâce, arrêtons de juger ces personnes. Qui sommes nous pour porter des jugements aussi durs que ceux que je viens de lire ? De toute façon, pour les parents, la prison n'est rien: le pire est certainement d'être repoussé par leurs enfants, chose que je ne juge pas non pluset que je peux comprendre. Par contre, effectivement, qu'attendons nous pour mettre en place une Banque de Données qui centralise tous les crédits. Certains sont à 50% de leurs revenus et ont encore des crédits !

  • Gaelle, le 01/02/2008 à 22h00

    Si les services sociaux les avaient aidé, encore falaitils qu'ils aient été informés, ils auraient pu repartir en s'appuyant sur les travailleurs sociaux. Mais de là a vouloir tuer leur 5 enfants , j'ai du mal à comprendre ....

  • Anne-marie, le 01/02/2008 à 21h58

    On s'occupe bien des bons à rien, des délinquants etc... et on laisse ces pauvres gens désespérés tomber au fond du gouffre....

  • Blanc, le 01/02/2008 à 21h51

    229 000 euros comment des banques ont elles pues laissées des gens s'enfoncés comme ça dans le surendettement c'est moche pour la fillette maisle desespoire peut pousser les gens vers des issues fatale ...

  • Novak, le 01/02/2008 à 21h41

    J ai moi mème suivie le procès des cartiers au assises :je pense qu il faut etre concernè pour pouvoir comprendre a quel point le surendettement vous bouffe toute votre ènergie : relances de crèanciers qui n hèsite pas : quant vous leurs tèlèphoner a vous insulter par tèlèphone : vous mettre plus bas que terre ! les huissiers qui eux non plus n hèsite pas a s acharner sur vous :a force c invivable : on se sent plus rien : on ne sert plus a rien !bien sur dans cette affaire une petite fille est dècèdèe :je comprend la dècision de la justice :mais malgrès tout il ètè peut fallait aussi penser aux enfants qui reste :pourquoi pas leurs offrir une nouvelle vie! reprendre tout a zero ? mais non la justice en a dècidè autrement :autant d annèe sans leurs parents ! c un verdict que je trouve malgrès tout très dur : cette situation malheureusement ;avec la conjoncture actuelle guète tout le monde : il ne faut jamais juger et surtout ne pas dire :non moi cela ne marrivera pas : car on s y retrouve vite dans cette situation de surendettement et parfois on n en peux plus et des drames arrive : voilà le fond de ma pensèe : je vous remercie de m avoir permis de m exprimer sur cette affaire

  • Blouin, le 01/02/2008 à 21h28

    Quel horreur !! Mettre des enfants au monde et vouloir les tuer. Il suffisait de faire un dossier de surendettement auprès de la banque de france.

  • Feuillade, le 01/02/2008 à 21h24

    Même dans le pire des cas on ne supprime pas la vie de qui que ce soit. supprimer la vie d'un enfant c'est atroce il n'y a aucun pardon. que vont penser les freres et soeurs survivants de ce qu'on fais leurs parents. comment peuvent-ils vivre sereinement leur vie après ceci ????

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