Les Français très largement d'accord avec la loi

le 25 février 2008 à 20h58 , mis à jour le 25 février 2008 à 21h05

80% approuvent la loi sur la rétention de sûreté et plus de 60% jugent qu'il faut l'appliquer dès maintenant, selon un sondage Ifop.

Image d'archives/TF1Image d'archives © TF1

Alors que la décision de Nicolas Sarkozy de solliciter l'avis du Premier président de la Cour de cassation fait polémique (lire notre article) ; un sondage révèle qu'une très large majorité de Français sont favorables à la loi. Selon un sondage Ifop réalisé pour Le Figaro.fr, quatre Français sur cinq approuvent la loi sur la rétention de sûreté et plus de six sur dix jugent qu'il faut l'appliquer dès maintenant, alors que le Conseil constitutionnel l'a, en l'encadrant fortement, rendue inapplicable dans l'immédiat. 36% sont d'un avis contraire, au nom du principe de non rétroactivité de la loi.

Selon ce même sondage, 81% des personnes interrogées estiment que cette loi "va diminuer le taux de récidive en maintenant en détention les criminels toujours dangereux à l'issue de leur peine", 56% jugent qu'elle va être "dissuasive" et 39% qu'elle est "une atteinte aux libertés car elle condamne de nouveau des individus ayant déjà effectué leur peine de prison".

Dans 15 ans au minimum

Nicolas Sarkozy a demandé lundi au président de la Cour de cassation, Vincent Lamanda, dans un courrier publié par l'Elysée, que ses propositions "d'adaption de notre droit" susceptibles de réduire les risques de récidive de certains condamnés lui soient adressées dans les trois mois. Jeudi, le Conseil constitutionnel a estimé que la rétention de sûreté "ne saurait être appliquée à des personnes condamnées avant la publication de la loi" ou "pour des faits commis antérieurement" à cette publication. Aux termes de cet arrêt, les premières rétentions de sûreté ne pourront être prononcées que dans 15 ans au minimum. Le principe de retenir enfermés les criminels réputés les plus dangereux, après l'expiration de leur peine, n'est en effet applicable qu'aux détenus condamnés à plus de 15 ans.

Vendredi, l'Elysée a fait savoir que le chef de l'Etat avait demandé au premier président de la Cour de cassation, Vincent Lamanda, "de faire toutes les propositions nécessaires" pour parvenir à "l'application immédiate de la rétention de sûreté". Une initiative qui a suscité un tollé à gauche et dans les milieux judiciaires, le chef de l'Etat étant accusé de vouloir contourner l'arrêt rendu par le Conseil constitutionnel.

Le sondage a été réalisé par Internet le 25 février auprès d'un échantillon de 977 personnes.

 

le 25 février 2008 à 20:58
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15 Commentaires

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  • ROBINET, le 25/02/2008 à 22h36

    Alors concrétement, à quoi ça sert de voter et d'être de surcroit en grande majorité d'accord avec cette loi de rentention de sureté si c'est pour voir ensuite une poignée de "sages" (sortis d'on ne sait où), décider ensuite de la pluie et du beau temps... Mais où est donc passé la VRAIE démocratie. J'espère que les proches de ces "sages" ne croiseront un jour pas le chemin d'un de ces criminels en puissance que ces derniers veulent libérer au non d'un principe complètement débile et larmoyant de "rétro-activité". (pauvre France...).

  • Clo, le 25/02/2008 à 22h36

    Bien sûr qu'il faut l'appliquer de suite face à ces prédateurs, ces assassins, ces violeurs en série.La majorité des français veulent une vraie justice à l'encontre de ces personnes là et que l'on s'occupe en priorité des victimes et non le contraire.En plus ils sont nourris, logés, chauffés, du sport des loisirs, c'est vraiment le monde à l'envers.

  • Boubouille, le 25/02/2008 à 22h19

    Il faut que cete loi soit appliquable des maintenant. des criminels comme GUI GEORGES VAN GELOVEN HAULMES et autre monstres de ce genre ne doivent jamais sortir .Sinon PERPETUITE ne veut plus rien dire et la societe et en DANGER

  • Michel, le 25/02/2008 à 22h04

    Il est bien difficile de gouverner en France ! Le Conseil Constitutionnel est présidé par JL Debré qui fera tout pour contrer Sarkosy . Moi je dis à tous ceux qui ne pensent qu'à critiquer que pour réussir à changer les choses il faut un courage et une énergie hors du commun . Il est temps d'aider notre président et d'arrêter de le démolir .

  • Gastonnet, le 25/02/2008 à 21h56

    Est ce que les personnes interrogées connaissent le droit ! La loi applicable en l'espèce c'est celle au moment des faits ;elle ne peut avoir d'eefet retroactif; la difficulté est là .il faut donc trouver un autre moyen pour qu'elle puisse s'appliquer à ceux déjà condamnés,mais ce n'est pas du ressort du Président de la Cour de Cassation . Les pouvoirs publics doivent revoir leur copie !!!!!on ne peut pas revenir sur un jugement pour dire aux condamnés maintenant en vertu de la nouvelle loi, ta peine est purgée mais tu sortiras en rétention alors qu'au moment de son jugement elle n'était pas connue; en plus cela peut constituer un précédent;

  • Sebastien, le 25/02/2008 à 21h55

    Le Conseil Constitutionnel n'est plus du tout crédible dans notre pays. La clause de non-rétroactivité est un argument qui est apparu par magie il y a quelques mois. Pourquoi ne pas l'imposer pour contrer les augmentations des fonctionnaires : tu es embauché dans la fonction publique avant le 1er juillet, alors l'augmentation du 2 juillet ne te concerne pas. Idem pour les allocations et le projet d'attribuer des allcations familiales dès le 1er enfant : tu as 1 enfant, la loi passe, et non, tu n'as pas le droit à l'aide. Ce ne sera que pour les futurs premiers parents.

  • Marcel, le 25/02/2008 à 21h52

    Pauvre socialiste ,toujours un train de retard avec l'opinion .

  • Julien, le 25/02/2008 à 21h51

    Le Peuple est souverain et ses élus tiennent leur légitimité de lui.Si la loi est plébiscitée, elle doit être rétroactive, le Conseil Constitutionnel étant chargé de respecter la volonté du Souverain.

  • Paul, le 25/02/2008 à 21h37

    Le france n'est plus un pays de droit mais en route pour un pays de didacture

  • Chris, le 25/02/2008 à 21h35

    Un peu normal toute facon que les Francais soient pour. Le problème soulevé par ceux qui sont contre ne releve pas de l'efficacité (ou non) de la loi mais de la "legalité" de cette même loi ...

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