Des logements délabrés à Nice © TF1Pour arrondir sa retraite de mécanicien, Michel D. avait divisé six appartements tenant plus de garages en 33 lots. Il les louait entre 360 et 640 euros par mois à des gens modestes. D'origine sénégalaise majoritairement.
Ce marchand de sommeil a été condamné vendredi par le tribunal correctionnel de Nice à 30 mois de prison dont 15 mois ferme. Agé de 63 ans, il a été reconnu coupable d'avoir hébergé dans des conditions indécentes des familles dans le besoin. Sa petite affaire lui rapportait en moyenne 10.000 euros de loyers mensuels.
"C'est du Hugo ou du Zola"
Les taudis mesuraient environ sept mètres carrés, sans aération, sans ouverture, avec parfois des sanitaires jouxtant un évier et un lit, situés dans une rue sans âme du centre de Nice. "Procès de la cupidité et de l'indécence", a résumé le vice-procureur.
"C'est du Hugo ou du Zola, à cette différence près que nous sommes au XXIe siècle", a déclaré un avocat de la partie civile, faisant remarquer que Michel D. vivait dans une villa cossue du pays grassois de 250 m2 avec piscine et jacuzzi. Parties civiles, ses locataires ont dit au tribunal qu'ils avaient réclamé à leur logeur d'effectuer un minimum de travaux pour améliorer leur condition de vie. "J'avais prévu une rénovation complète des parties communes cette année", a-t-il répondu.
(D'après agence)
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