Prof poignardée : vif échange entre le mari et un élève

le 29 février 2008 à 15h37 , mis à jour le 29 février 2008 à 22h46

Un échange tendu a eu lieu vendredi au procès de Kévani Wansale, entre un élève qui avait tenté de s'interposer et Frédéric Toutain, le mari de l'enseignante poignardée à Etampes.

Karen Montet-Toutain, l'enseignante agressée en décembre 2005 au lycée Louis-Blériot d'EtampesKaren Montet-Toutain, l'enseignante agressée en décembre 2005 au lycée Louis-Blériot d'Etampes © TF1/LCI

A l'époque des faits, l'affaire avait choqué. Deux ans plus tard, devant les assises de l'Essonne, 'ambiance reste tendue. Vendredi, un échange tendu a eu lieu au procès de Kévani Wansale, entre un élève qui avait tenté de s'interposer et Frédéric Toutain, le mari de l'enseignante poignardée le 16 décembre 2005 au lycée Louis-Blériot d'Etampes (Essonne). L'échange a eu lieu après une audition difficile, où Sofiane, camarade de classe de l'accusé, a rechigné à évoquer les faits, se montrant avare de mots. Frédéric Toutain s'est levé et s'est approché à quelques centimètres du jeune homme.
  
Il l'a sommé d'évoquer l'échange qu'ils avaient eu lorsque le jeune homme s'était rendu à l'hôpital pour prendre des nouvelles de sa prof, et durant lequel il avait remercié l'élève d'être intervenu. "On avait eu une discussion d'homme à homme. Je t'ai dit merci. Tu m'as dit  qu'on aurait jamais dû faire ça à cette femme, que Mme Montet-Toutain, c'était quelqu'un de bien. Regarde-moi, t'es sûrement quelqu'un de plus dur que moi !",  a-t-il hurlé. "T'es venu parce que t'avais un coeur, des convictions", a-t-il tonné, avant  de poursuivre : "Regarde-moi ! Regarde-moi ! Notre vie c'est une vie de merde maintenant, et toi, tu nous laisses là-dedans !".

La mère de l'accusé revendique une part de responsabilité 
  
"Je sais pas trop quoi dire. Je me rappelle plus très bien", a répété l'élève en se dandinant, les yeux tantôt vers le sol, tantôt vers le plafond. Tout juste a-t-il consenti à confirmer du bout des lèvres ses déclarations lors de l'enquête, durant lesquelles il avait qualifié son camarade de "lâche". "C'est pas bien ce qu'il a fait ce jour là", a-t-il murmuré. L'accusé avait tenté d'atteindre son camarade d'un coup de couteau circulaire, mais celui-ci n'avait pas été touché. Sofiane a dû faire l'objet d'un mandat d'amener, car il rechignait également  à venir témoigner devant la cours d'assises. Le réquisitoire est attendu samedi matin, le verdict dans la journée.

Autre fait marquant de la journée : la mère de l'accusé a revendiqué une part de responsabilité dans le geste de son fils, qui comparaît pour tentative d'assassinat. "Ce qui est arrivé, c'est de par ma faute", a déclaré Lénia Wansale, cheveux courts, stature imposante couverte d'un ample manteau noir, avant d'être tempérée par le président Francis Debons. "J'ai empêché cet enfant de vivre. Je l'ai trop chargé, comme une épaule, une béquille pour moi", a-t-elle confessé au sujet de son "joyau le plus précieux".

le 29 février 2008 à 15:37
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1 Commentaires

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  • Bruno, le 29/02/2008 à 16h04

    Une bonne branlée 'a jamasi fait de mal a personne... Cet éleve en merite une BELLE !

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