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Véronique Courjault devrait aller seule aux assises


le 26 février 2008 à 16h59
Temps de lecture
3min
[Expiré] [Expiré] Bébés congelés Courjault Séoul

Crédits : AFP/ALAIN JOCARD

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JusticeLe procureur de la République de Tours a demandé le renvoi devant la cour d'assises de la mère des "bébés congelés", et un non-lieu pour son mari.

Le procureur de la République de Tours a remis son réquisitoire au magistrat instructeur dans l'affaire des "bébés congelés". Il a demandé le renvoi devant la cour d'assises de Véronique Courjault, et un non-lieu pour son mari Jean-Louis. Le juge d'instruction devra prononcer la décision finale et le procès pourrait se dérouler d'ici environ un an.

Véronique Courjault a été mise en examen le 12 octobre 2006 pour "assassinats" après avoir avoué trois infanticides : ceux de deux bébés nés en septembre 2002 et décembre 2003 alors que le couple vivait à Séoul, et celui d'un nouveau-né mis au monde clandestinement au cours de l'été 1999 en France. Son époux, qui avait découvert les corps des deux bébés congelés à Séoul, a pour sa part été mis en examen pour "complicité d'assassinat" et laissé en liberté.

Le phénomène du "déni de grossesse" 

L'affaire a commencé à l'été 2006 à Séoul, en Corée du sud, où le couple résidait, quand Jean-Louis Courjault a découvert deux corps de nouveaux-nés dans le congélateur de son domicile. Véronique Courjault, 38 ans, qui avait d'abord soutenu publiquement la thèse d'une machination, a finalement avoué à la police française, après des tests ADN établissant la filiation des enfants morts, avoir étranglé à leur naissance trois enfants au total, mis au monde clandestinement, un en France en 1999 et deux en Corée en 2002 et 2003. Jean-Louis Courjault a toujours déclaré avoir tout ignoré des grossesses de sa femme.

L'avocate de son épouse a contesté le traitement carcéral réservée à sa cliente, dont le crime relève selon elle davantage de la psychiatrie que du droit pénal. Les psychologues estiment en effet que la détenue, qui risque la perpétuité aux assises, a été victime d'un phénomène psychologique appelé "déni de grossesse", relativement courant, par lequel la mère refuse l'idée d'être enceinte, au point de cacher son état à son entourage. Le meurtre des nouveau-nés est une issue possible de ce syndrome et il est fréquent que le père ne soit informé de rien, selon des psychologues.

Deux autres affaires du même type ont été mises au jour en France depuis le dossier Courjault. En août dernier, la police a découvert à Albertville, au domicile de leur mère, les corps de trois nouveau-nés qui ont péri peu après une naissance clandestine et avaient aussi été conservés. Son mari, qui avait alerté la police, n'a pas été initialement poursuivi. Et le 18 octobre, une femme a été écrouée après la découverte dans la cave de son immeuble, à Valognes, des cadavres de six nouveau-nés qu'elle a admis avoir tués à leur naissance. Dans ce dossier aussi, le père dit avoir tout ignoré.

D'après agence

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