Fourniret "amené de force" à son procès

le 28 mars 2008 à 11h26 , mis à jour le 28 mars 2008 à 14h42

Dossier : Fourniret, tueur en série

L'avocat général a requis la force publique vendredi matin pour que le tueur en série présumé soit extrait de sa cellule et comparaisse à son procès.

Michel FourniretMichel Fourniret (image d'archive) © TF1-LCI

Le tueur en série présumé Michel Fourniret a été conduit de force par la police vendredi à son procès, où il est jugé depuis jeudi pour sept meurtres de jeunes filles par la cour d'assises des Ardennes, à Charleville-Mézières.  L'avocat général a requis la force publique pour que l'accusé de 65 ans soit extrait de sa cellule et embarqué vers le palais de justice par les policiers d'élite du GIPN. Il n'a opposé qu'une résistance passive.
 
A l'audience, l'avocat général Francis Nachbar s'est adressé à l'accusé, muet dans son box. "Je requerrai la force publique chaque fois qu'il le sera nécessaire, si Michel Fourniret persistait dans son refus de comparaître. La présence de l'accusé est indispensable, nécessaire à la justice et aux familles", a-t-il dit. "On ne permettra pas que vous continuez à nous manipuler. Depuis quatre ans, vous ne manipulez plus personne. Vous n'avez rien à exiger de qui que ce soit, un peu de décence, arrêtez vos pitreries", a-t-il ajouté. Michel Fourniret n'a pas répondu. Son avocat a estimé que l'incident était clos puisqu'il était présent.

"Mauvais et dépourvu de tout sentiment"
 
La veille, à l'ouverture du procès, il avait annoncé qu'il le boycotterait si on lui refusait le huis clos. Il avait brandi un papier où était écrit : "Sans huis clos, bouche cousue". Il a ensuite remis à la cour un papier où il se présentait comme un être "mauvais et dépourvu de tout sentiment humain", estimant que sa femme Monique Olivier, co-accusée d'un meurtre et jugée pour complicité dans quatre autres, était innocente. Il l'aurait "manipulée".

Michel Fourniret répond des enlèvements, séquestrations, viols ou tentatives de viols et meurtres de sept fillettes ou jeunes filles entre 1987 et 2001, six en France et une en Belgique. Il est en outre poursuivi pour deux autres agressions. Surnommé par la presse "l'ogre des Ardennes", cet ancien dessinateur industriel, père de cinq enfants nés de trois unions dont un avec Monique Olivier, pourrait avoir tué au total une quinzaine de personnes, d'autres enquêtes étant en cours.

Les Fourniret avouent avoir enlevé et tué Isabelle Laville en décembre 1987 à Auxerre (Yonne), Fabienne Leroy en août 1988 près de Mourmelon (Marne), Jeanne-Marie Desramault en mars 1989 près de Charleville-Mézières, la Belge Elisabeth Brichet en décembre 1989 à Namur, Natacha Danais, en novembre 1990 près de Nantes, Céline Saison en mai 2000 à Charleville-Mézières, et Mananya Thumpong en mai 2001 à Sedan (Ardennes). Michel Fourniret et Monique Olivier encourent la réclusion à perpétuité.

D'après agence

le 28 mars 2008 à 11:26
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2 Commentaires

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  • Yann, le 28/03/2008 à 13h57

    "amené de force à son propre procès" En voila une bonne nouvelle! Est-ce que ça veut dire que la justice remonte ses pantalons?

  • Lainé, le 28/03/2008 à 13h53

    Esperons qu il ne ressorte jamais de prison.qu'il soit enfermé jusqu a a la fin de sa vie.

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