Les nouveaux ennuis du docteur Alsaïd

le 15 mars 2008 à 13h31 , mis à jour le 15 mars 2008 à 14h04

Le radiologue, suspendu en février pour des dysfonctionnements dans ses cabinets, est désormais au centre d'une information judiciaire pour escroquerie.

cancer radio radiographie maladie médecin © TF1-LCI

Il s'était retrouvé au centre d'un scandale sanitaire après des soupçons d'anomalies de comptabilité dans ses centres de radiologie. L'affaire sanitaire avait longtemps éclipsé l'aspect financier. Le radiologue Farid Alsaïd avait ainsi été suspendu en février dernier pour des dysfonctionnements dans ses cabinets du Nord et de l'Aisne. Désormais, les soupçons financiers reviennent au premier plan. Une information judiciaire pour "escroquerie en bande organisée" a été ouverte par le parquet de Valenciennes contre le radiologue.

Selon le procureur de la République de Valenciennes, Vincent Lesclous, l'information, ouverte fin février, vise nommément le docteur Alsaïd. "On lui reproche des irrégularités de facturation aux caisses primaires" d'assurance maladie, a-t-il précisé, ajoutant que l'information devrait s'étendre à "d'autres personnes qui restent à déterminer".

Des sondes pas désinfectées

Concernant le volet "santé publique" du dossier, pour lequel Farid Alsaïd s'est vu interdire d'exercer la médecine pendant trois ans, dont deux avec sursis, pour des dysfonctionnements graves dans ses cabinets du Nord et de l'Aisne, l'enquête préliminaire se poursuit.

Une enquête des Direction départementale des affaires sanitaires et sociales du Nord et de l'Aisne avait constaté des dysfonctionnements dans ses cinq cabinets (Wattignies, Anzin, Hautmont, Fourmies et Hirson), fermés depuis. Il avait notamment été relevé "une absence de protocole de désinfection" sur les sondes utilisées pour les échographies endovaginales de datation de grossesse. L'aménagement de certains locaux était également non conforme à ma réglementation.

Si le médecin a reconnu avoir fait appel à du "personnel non qualifié", il a jugé l'interdiction d'exercer "injustifiée", répétant n'avoir "jamais mis la vie des patients en danger". La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a fait appel de la décision du CROM, en évoquant "plusieurs nouveaux témoignages aggravants".

(D'après agence)

le 15 mars 2008 à 13:31
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3 Commentaires

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  • LEROY JJ, le 15/03/2008 à 21h12

    Etait-il en situation régulière? Etait-il médecin?

  • Beatrice, le 15/03/2008 à 18h23

    Si ça dépendait que de moi il n'aurait plus le droit d'exercer son métier, a vie!

  • Jules, le 15/03/2008 à 13h47

    Incompréhensible. En France un médecin peut exercer dans son cabinet privé et éventuellement dans une clinique ou un hôpital, mais il ne peut avoir plusieurs cabinets privés, quelle que soit sa spécialité, et surtout pas dans plusieurs villes, sauf s'il a des comparses. Le silence du Conseil de l'Odre est étonnant.

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