Deux femmes noyées dans l'Ourcq : le procès renvoyé

le 10 mars 2008 à 15h14 , mis à jour le 10 mars 2008 à 17h29

Les assises de Melun jugeront à l'automne un jeune homme accusé d'avoir tué deux femmes en 2004 en les jetant vivantes dans un canal, à l'issue de séances SM.

assises cour justice

Le procès se tiendra finalement à l'automne. Le procès d'un homme de 27 ans, accusé d'avoir assassiné une prostituée, puis sa maîtresse, les 7 et 19 juillet 2004, en les jetant vivantes et attachées dans le canal de l'Ourcq, à l'issue de séances sado-masochistes, a été renvoyé lundi par la cour d'assises de Seine-et-Marne, en l'absence d'avocat de la défense. Me Hervé Denis, avocat jusqu'alors de Cyril Koskinas, a récemment quitté la profession selon le greffe du tribunal.

Cyril Koskinas est accusé d'avoir tué une jeune prostituée parisienne de 26 ans, le 7 juillet 2004, en la jetant dans le canal attachée en position foetale, vivante et consciente.   Le 19, il aurait tué une maîtresse, âgée de 22 ans, en la jetant à son tour dans le canal, les pieds attachés avec une sangle. Les deux cadavres avaient été découverts les 19 et 20 juillet à la hauteur de l'écluse de Fresnes-sur-Marne.

Ligotée en position foetale

Cyril Koskinas, 28 ans, est accusé de deux crimes odieux. Selon l'accusation, le 7 juillet 2004, le jeune homme aurait fait venir à son domicile de Mitry-Mory une jeune prostituée parisienne de 26 ans, Omeyna Bourmani, dont il avait trouvé le numéro dans un magasine spécialisé Après avoir filmé leurs ébats sado-masochistes, il l'aurait ligotée en position foetale avec de l'adhésif et jetée dans le canal de l'Ourcq.

Son corps avait été découvert le 19 juillet, à la hauteur de l'écluse de Fresnes-sur-Marne. L'autopsie avait permis de démontrer que la "submersion vitale" était à l'origine du décès, et que la jeune femme était consciente au moment de l'immersion, aucune lésion traumatique de nature à occasionner une perte de conscience n'ayant été relevée.
 
Les dénégations de Koskinas
  
Ce même jour, Cyril Koskinas aurait reçu chez lui une maîtresse, Angélique Despote, 23 ans, et l'aurait également jetée dans le canal. Son cadavre avait été découvert le 20 juillet au même endroit que celui  d'Omeyna Bourmani, les pieds attachés par une sangle. L'autopsie avait montré qu'elle était aussi morte par noyade, des lésions consécutives à des compressions faciales et cervicales étant en outre notées. Cyril Koskinas était rapidement soupçonné, ayant été vu avec Angélique le 19, et n'ayant pas d'alibi.

De plus, le 24 juillet, une jeune femme affirmait avoir été séquestrée à son domicile début juin 2004 et y avoir subi sous la contrainte des relations sado-masochistes, pour lesquelles elle avait déposé plainte le 9 juin 2004 au commissariat de Mitry-Mory. Placé en garde à vue, Koskinas reconnaissait avoir jeté Angélique dans le  canal, disant avoir cru qu'elle était morte. Il niait en revanche avoir assassiné Omeyna Bourmani, accusant un autre. Il a maintenu ses dénégations, multipliant les explications contradictoires, malgré les preuves matérielles accumulées par les enquêteurs.

le 10 mars 2008 à 15:14
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