© TF1C'est le prévenu central du procès de l'hormone de croissance et, pour la première fois, il a "demandé pardon". Le professeur Jean-Claude Job, ancien président de l'association France Hypophyse s'est adressé mercredi à l'une des familles de victimes venue témoigner à la barre.
Le professeur Job, 85 ans, a pris la parole après les témoignages des parents de Nicolas Guillemet, mort en 1991 à l'âge de 13 ans : "j'ai gardé le souvenir ineffaçable, et qui revient souvent, de Nicolas sur sa chaise (roulante) devant mon bureau. J'ai toujours, en moi-même, demandé pardon à Dieu. Je demande pardon à M. et Mme Guillemet", a-t-il dit.
111 jeunes sont morts
Le tribunal correctionnel de Paris a commencé mercredi d'entendre les familles des victimes de l'hormone de croissance raconter la lente agonie de leurs enfants morts de la maladie de Creutzfeldt-Jakob (MCJ). Trop petits, ces enfants avaient été traités dans les années 80 avec une hormone de croissance qui n'était pas encore synthétique, comme aujourd'hui, mais fabriquée à partir de l'hypophyse, une glande crânienne que l'on prélevait sur les cadavres dans les hôpitaux.
Et c'est parce que certaines glandes étaient infectées que 111 jeunes sont morts à ce jour de la MCJ, que trois en souffrent et que des centaines d'autres vivent avec la peur d'être atteints un jour par cette maladie dont l'incubation peut être très longue.
(D'après agence)
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