© TF1-LCILe tribunal correctionnel de Paris a condamné vendredi trois policiers de la brigade anti-criminalité de Paris à des peines d'un an à 18 mois avec sursis pour des violences contre un automobiliste au terme d'une poursuite en février 2004. Un quatrième policier a été relaxé. Ils étaient jugés sur les conditions d'interpellation d'un automobiliste après une poursuite commencée à Paris et qui s'était terminée par un accident, sur une bretelle de l'autoroute A4 dans le Val-de-Marne en février 2004.
Le fuyard, en état d'ébriété, avait tenté de percuter un véhicule de police, renversé deux policiers, en blessant un troisième et fini sa course dans une autre voiture des forces de l'ordre. Il a été condamné en décembre 2005 à deux ans et huit mois de prison dont la moitié ferme. Par ailleurs, il accusait les policiers de lui avoir asséné des coups, de l'avoir dénudé et de lui avoir placé un cerceau d'enjoliveur entre les fesses, ce qu'avait confirmé un policier présent sur les lieux lors de l'enquête interne menée par l'Inspection générale des services.
Une bande vidéo détruite
Le capitaine Franck Junca a été condamné à 18 mois d'emprisonnement avec sursis et trois ans d'interdiction professionnelle pour violences aggravées et destruction de documents pour faire obstacle à la manifestation de la vérité. Il a été reconnu coupable de la destruction d'une bande vidéo tournée lors de l'intervention policière. Dix-huit mois de prison dont neuf fermes et deux ans d'interdiction d'exercer avaient été requis à son encontre, lors de l'audience du 25 janvier.
Le gardien de la paix Eric Débert a lui été condamné pour violences aggravées à un an avec sursis et trois ans d'interdiction professionnelle. Il avait reconnu à l'audience avoir placé, sous le coup de "l'énervement", un cerceau d'enjoliveur "entre les cuisses" de l'automobiliste. Enfin, le commissaire Vincent Lafon, arrivé sur les lieux après l'interpellation et qui avait attribué les violences au "choc" de l'accident et aux conditions de l'interpellation qualifiée de "moment d'extrême agitation", a été condamné à un an avec sursis et un an d'interdiction professionnelle.
(D'après agence)
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