Le corps de Sussanna a été découvert par un promeneur en forêt de Chantilly © DROn parlait initialement d'un sms, envoyé par Susanna Zetterberg à une amie, dans lequel elle lui faisait part de ses craintes concernant le chauffeur de taxi qui l'avait prise. Selon le procureur de la République de Paris, Jean-Claude Marin, la jeune femme n'a pas envoyé de sms. C'est une amie suédoise qui l'a appelée sur son téléphone portable vers 5h02. Durant la conversation, Susanna lui fait part de ses inquiétudes. Le chauffeur a l'air "un peu bizarre", lui dit-elle. Le chauffeur quitte alors Paris. La jeune femme, qui habite dans le XVIIIe arrondissement, s'inquiète. A 5h13, alors qu'elle se trouvait aux abords du Stade de France, la jeune femme tente d'appeler par deux fois un ami, en vain. Son corps est retrouvé quelques heures plus tard dans la forêt de Chantilly, partiellement brûlé.
Au cours de ce même point presse, tenu mercredi, le procureur de la République de Paris a également annoncé que Bruno Cholet, mis en examen pour le meurtre de l'étudiante suédoise, avait "une attitude de totale dénégation". "Il n'admet pas s'être trouvé dans un monospace blanc à proximité de la boîte parisienne La Scala [où l'étudiante suédoise se trouvait avant sa disparition], ni d'avoir joué un rôle de taxi clandestin et d'avoir chargé la victime", a expliqué Jean-Claude Marin. Selon lui, "le mis en examen se contente d'éléments laconiques sur son emploi du temps. (...) Il est très, très peu loquace, il a une attitude minimaliste".
Quant aux expertises génétiques et balistiques, elles sont "toujours en cours" et les résultats sont attendus "dans les prochains jours", a précisé une source judiciaire. Il s'agit notamment de vérifier que le pistolet 22 long rifle retrouvé dans un sac dans le monospace de Bruno Cholet est celui avec lequel quatre balles ont été tirés dans la tête de l'étudiante suédoise après sa mort. La jeune femme a en effet été tuée par un coup de couteau dans le poumon.
"Pas de recrudescence" d'agressions sexuelles par de faux taxis |
Les statistiques montrent qu'il n'y a "pas de recrudescence" d'agressions sexuelles commises par des chauffeurs de taxis clandestins, a déclaré mercredi le procureur de la République de Paris. "Les recherches qui sont faites actuellement sur ce mode opératoire ne donnent pas lieu à un spectre très étendu de faits criminels commis", a-t-il ajouté. |
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