Les dernières minutes de Susanna se précisent

le 30 avril 2008 à 14h11 , mis à jour le 30 avril 2008 à 16h45

Alors qu'elle était dans le taxi, la jeune femme a eu une conversation téléphonique avec une amie, à qui elle a fait part de ses inquiétudes.

Sussanna étudiante suédoiseLe corps de Sussanna a été découvert par un promeneur en forêt de Chantilly © DR

On parlait initialement d'un sms, envoyé par Susanna Zetterberg à une amie, dans lequel elle lui faisait part de ses craintes concernant le chauffeur de taxi qui l'avait prise. Selon le procureur de la République de Paris, Jean-Claude Marin, la jeune femme n'a pas envoyé de sms. C'est une amie suédoise qui l'a appelée sur son téléphone portable vers 5h02. Durant la conversation, Susanna lui fait part de ses inquiétudes. Le chauffeur a l'air "un peu bizarre", lui dit-elle. Le chauffeur quitte alors Paris. La jeune femme, qui habite dans le XVIIIe arrondissement, s'inquiète. A 5h13, alors qu'elle se trouvait aux abords du Stade de France, la jeune femme tente d'appeler par deux fois un ami, en vain. Son corps est retrouvé quelques heures plus tard dans la forêt de Chantilly, partiellement brûlé.

Au cours de ce même point presse, tenu mercredi, le procureur de la République de Paris a également annoncé que Bruno Cholet, mis en examen pour le meurtre de l'étudiante suédoise, avait "une attitude de totale dénégation". "Il n'admet pas s'être trouvé dans un monospace blanc à proximité de la boîte parisienne La Scala [où l'étudiante suédoise se trouvait avant sa disparition], ni d'avoir joué un rôle de taxi clandestin et d'avoir chargé la victime", a expliqué Jean-Claude Marin. Selon lui, "le mis en examen se contente d'éléments laconiques sur son emploi du temps. (...) Il est très, très peu loquace, il a une attitude minimaliste". 

Quant aux expertises génétiques et balistiques, elles sont "toujours en cours" et les résultats sont attendus "dans les prochains jours", a précisé une source judiciaire. Il s'agit notamment de vérifier que le pistolet 22 long rifle retrouvé dans un sac dans le monospace de Bruno Cholet est celui avec lequel quatre balles ont été tirés dans la tête de l'étudiante suédoise après sa mort. La jeune femme a en effet été tuée par un coup de couteau dans le poumon.

"Pas de recrudescence" d'agressions sexuelles par de faux taxis

Les statistiques montrent qu'il n'y a "pas de recrudescence" d'agressions sexuelles commises par des chauffeurs de taxis clandestins, a déclaré mercredi le procureur de la République de Paris. "Les recherches qui sont faites actuellement sur ce mode opératoire ne donnent pas lieu à un spectre très étendu de faits criminels commis", a-t-il ajouté.

(D'après agence)
le 30 avril 2008 à 14:11
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2 Commentaires

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  • Gil, le 30/04/2008 à 17h54

    Le " vrai "chauffeur de taxi qui a refusé Suzanna à sa sortie de boite, l' a vu se faire emmenée par ce fou.Il faut donc mettre aussi ce "vrai"chauffeur de taxi en examen car il porte une part de responsabilité !Les taxis font ce qu' ils veulent,c'est inadmissible de refuser une course à cette heure pour cette jeune fille,cela n' était sûrement pas assez rentable!Après ils se plaignent d' avoir de la concurrence déloyale ?!honteux....

  • TOURNEUX, le 30/04/2008 à 17h42

    Il ne suffit pas de dire qu'il n'y a plus de risque avec les chauffeurs clandestin ; encore que c'est à prouver. il n'y a qu'à faire la chasse à ces malfrats que l'on retrouve à Roissy ou ailleurs et qui abusent des personnes. laissons les vrais chauffeurs de taxi travailler. si la police faisait correctement son boulot ce drame ne serait pas arrivé....

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