Image d'archives © France 3En fin d'après-midi, la garde à vue des trois suspects a été prolongée de 24 heures. Selon une source proche de l'enquête, il s'agit de supporteurs soupçonnés d'avoir confectionné la banderole et, pour certains d'entre eux, d'avoir facilité son introduction au Stade de France. Une quatrième personne interpellée ce matin par les policiers de la brigade de répression de la délinquance à la personne (BRDP) de la police judiciaire parisienne a été relâchée.
Interdits de stade
Trois supporteurs du PSG avaient été mis en examen par un juge du tribunal de grande instance de Bobigny (Seine-Saint-Denis) vendredi dernier pour "provocation à la haine ou à la violence lors d'une manifestation sportive" et placés sous contrôle judiciaire. Ils s'étaient également vu prescrire une "interdiction de fréquenter les stades" durant leur contrôle judiciaire et ont aussi l'interdiction de rencontrer les autres supporteurs, avait indiqué une source judiciaire.
L'un avait reconnu avoir participé au transport et au montage de la banderole (11 morceaux de 5 mètres ont été retrouvés au total dans la tribune sud), et les deux autres avoir participé ou assisté à la confection puis au transport de la banderole. Le parquet de Bobigny avait ajouté supposer qu'il y ait eu au moins onze porteurs. Le plus âgé des mis en examen, 28 ans, avait affirmé être "membre du bureau des Boulogne Boys", la plus grosse association de supporteurs du PSG. Les deux plus jeunes, âgés de 20 ans, avaient assuré être des "Indépendants", ces supporteurs non-encartés souvent considérés par la police comme les plus violents et les plus incontrôlables.
Le procureur de Bobigny, François Molins, avait ouvert il y a une semaine une information judiciaire pour "provocation à la haine ou à la violence lors d'une manifestation sportive" contre ces trois suspects et "contre tous les autres" susceptibles d'être impliqués. "D'autres acteurs restent à identifier", avait indiqué vendredi dernier M. Molins lors d'une conférence de presse.
| La LFP ouvre une instruction, décision dans trois semaines |
La commission de discipline de la Ligue de football professionnel (LFP) a de son côté décidé jeudi, après avoir auditionné des responsables du Paris SG, d'ouvrir une "procédure d'instruction" dans l'affaire de la banderole anti-Ch'tis, et devrait rendre sa décision le 30 avril, a indiqué son président Jacques Riolacci. "Le Paris SG souhaitait (...) que la décision ne soit pas prise ce soir. Leur voeu est exaucé puisque le dossier est mis en instruction. C'est une procédure que nous avons déjà utilisée par deux fois il y a peu de temps, pour Bastia et pour Metz", a-t-il dit. "La sanction, si sanction il y a, définitive, devrait se situer le 30 avril", a-t-il ensuite précisé. Le responsable de la sécurité du club parisien Jean-Philippe d'Hallivillée, l'avocat du club Pascal Wilhem, le directeur général Philippe Boindrieux et l'un des conseillers juridiques Laurent Platini ont été auditionnés pendant près d'une demi-heure par les membres de la commission. "Les représentants du Paris SG qui étaient venus en force ont exprimé quelques points de vue mais cela a été relativement rapide", a expliqué M. Riolacci. |
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