Image d'archives © France 3DONNEZ-NOUS VOTRE AVIS SUR CES DISSOLUTIONS
Fini les Boulogne Boys et la Faction Metz. La ministre de l'Intérieur a ordonné jeudi la dissolution de ces deux groupes de supporters. Une décision qui intervient au lendemain de la réunion de la Commission nationale consultative pour la prévention des violences dans les enceintes sportives, qui avait rendu un avis favorable. "J'ai signé les décrets de dissolution administrative, et ils ont été transmis au Premier ministre", a précisé Michèle Alliot-Marie lors d'un bref point de presse organisé Place Beauvau.
Pour justifier la dissolution des Boulogne Boys, principal groupe de supporters du PSG, il a été rappelé que le 29 mars, lors du match PSG - Lens, une banderole "incitant à la haine et à la provocation (avait) été déployée au Stade de France", et que cet acte "faisait suite à de très nombreux incidents survenus lors de cette saison et au cours des saisons précédentes". Ces incidents mettaient "en cause des supporteurs du PSG, membres de l'Association des Boulogne Boys", a poursuivi la ministre, en justifiant sa décision. Contacté par LCI.fr, Philippe Pereira, le porte-parole des Boulogne Boys a déclaré qu'il "ne s'exprimerait pas sur cette décision". Frédéric Thiriez, président de la Ligue de football professionnel (LFP), a pour sa part exprimé son soutien total à "la politique de fermeté du ministre de l'Intérieur, seule réponse face à des comportements inacceptables".
Quant à la Faction Metz, sa dissolution a été prononcée en raison d'"incidents graves et répétés (qui) se sont produits en marge des matches du FC Metz", a-t-elle ajouté. Composé d'une quarantaine de supporteurs extrémistes, La Faction s'était distinguée au stade de Gerland à la fin de Lyon-Metz (2-0) le 23 février par des propos et des comportements à connotation nazie. "Il y avait eu un bras tendu, un 'Sieg Heil' avait été lancé et une chanson (nazie) avait été entonnée", selon Jacky Ancel, directeur de la sécurité du FC Metz. La Faction s'était autodissoute quelques jours après les faits, mais cet acte ne l'empêchait pas de se reformer, ce qui a sans doute conduit à une dissolution officielle.
Trois nouvelles gardes à vue
Ce matin, on avait appris le placement de trois nouvelles personnes en garde à vue depuis mercredi après-midi dans le cadre de l'enquête sur la banderole injurieuse déployée au Stade de France lors de la finale de la Coupe de la Ligue Paris SG-Lens, a indiqué jeudi de source judiciaire confirmant une information de RTL. Selon la radio, ces trois supporters, proches des Boulogne Boys, sont soupçonnés d'avoir participé au déploiement de la banderole anti-Ch'tis ce qu'ils nient.
Six personnes ont déjà été mises en examen dans le cadre de cette affaire pour "provocation à la haine ou à la violence lors d'une manifestation sportive", des faits passibles d'un an d'emprisonnement, 15.000 euros d'amende et trois ans d'interdiction de stade. Le 29 mars, au Stade de France, lors de la finale remportée par le Paris SG face à Lens (2-1), la banderole déployée dans la tribune réservée aux "Boulogne Boys", le principal club de supporteurs du PSG, avait été recouverte pendant trois minutes par un autre calicot: "Pédophiles, chômeurs, consanguins : bienvenue chez les Ch'tis", en référence au film à succès de Dany Boon.
La banderole injurieuse était constituée de 11 morceaux de 5 mètres, portés par au moins 11 personnes, selon le procureur de Bobigny. Selon l'enquête, elle a été confectionnée la veille au soir aux abords du local des "Boulogne Boys" au Parc des Princes.
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