
Lydie Debaine a reconnu avoir tué sa fille unique, handicapée motrice cérébrale âgée de 26 ans dont l'état de santé se dégradait. Son procèspour assassinat s'est ouvert mardi devant la cour d'assises du Val-d'Oise.
Les faits remontent au 14 mai 2005, Lydie Debaine, 62 ans à l'époque, donne plusieurs cachets de barbituriques à sa fille Anne-Marie avant de la plonger dans une baignoire pour la noyer. Elle tente simultanément de se suicider en ingurgitant des barbituriques.
Quelques mois avant de mourir, la fille de Lydie Debaine avait un âge mental estimé à cinq ans et son état de santé s'aggravait progressivement. Au quotidien, elle souffrait de violents maux de tête, de crises d'épilepsie et de vomissements à répétition. Selon son dossier médical, "l'aggravation de sa dépendance" était "irrémédiable".
Un samedi matin, profitant de l'absence de son mari, Lydie Debaine est passée à l'acte avec pour toute explication un mot sur la porte d'entrée: "Pardon Fernand de te quitter, prends sur toi, courage, Anne-Marie ne s'est pas rendue compte, je t'aime, Lydie".
"Sa sanction, c'est sa peine"
Les secours n'ont pu sauver Anne-Marie mais ont réussi à réanimer sa mère."Elle est très ébranlée. Elle attend ce procès, la suite de son histoire. Sans faire de déclarations générales sur la nécessité de légaliser l'euthanasie ou sur l'actualité récente, elle expliquera ce qui l'a amené à tuer sa fille. Sa sanction, c'est sa peine", raconte son avocate, Cathy Richard qui a décidé de plaider l'acquittement.
Dans le dossier d'instruction, les membres de la famille de Lydie et ses collègues de bureau disent que sa "fille était tout pour elle". S'il n'approuve pas le geste de son épouse, Fernand, le père d'Anne-Marie, lui a pardonné. Comme plusieurs membres de la famille, il sera cité comme témoin dans ce procès où il n'y a pas de partie civile. Lydie Debaine encourt la perpétuité, le verdict est attendu mercredi soir.
La semaine dernière une autre mère aurait également décidé de mettre un terme aux souffrances de son fils polyhandicapé. Mercredi, le jeune homme de 14 ans avait été retrouvé mort au domicile de sa mère. Les personnes entendues par le procureur de la République ont déclaré que celle-ci se serait confiée, racontant qu'elle ne supportait plus l'état de son enfant, dont elle se sentait responsable parce qu'elle conduisait le jour de l'accident.
Les premières constatations faisaient état de la présence de valium dans le sang de l'adolescent mais selon l'autopsie le jeune homme serait mort asphyxié.
La mère de l'enfant avait été retrouvée "prostrée près de son fils". Elle est actuellement hospitalisée dans un établissement psychiatrique à Seclin dans le Nord et n'a toujours pas pu être entendue, "les médecins ne l'ayant pas autorisé".
(D'après agences)
Retour MYTF1
Chargement en cours...





