Les ex-otages du Ponant à leur arrivée à l'aéroport d'Orly, le 14 avril 2008 © TF1/LCILes ex-otages du Ponant sont de retour en France. Sains et saufs. Mais avant de retrouver leurs proches, ils vont devoir se livrer à un petit exercice incontournable : les auditions. Celles-ci devraient débutées dès aujourd'hui avec les gendarmes chargés de l'enquête sur le détournement du voilier français pendant une semaine par des pirates somaliens. Le parquet de Paris a fait savoir, dès lundi, qu'en vertu de "sa compétence interrégionale spécialisée pour lutter contre le crime organisé", il avait décidé d'ouvrir une enquête préliminaire pour "détournement de navire" et "arrestation et séquestration de plusieurs personnes comme otages en vue d'obtenir une rançon" le tout commis "en bande organisée".
L'équipage du trois-mâts de luxe, - 22 Français, 6 Philippins, une Ukrainienne et un Camerounais - est arrivé lundi en début de soirée à Orly en provenance de Djibouti où ils avaient été transférés dans la matinée après avoir passé quatre jours sur le porte-hélicoptères La Jeanne d'Arc. Ils ont été accueilli par le chef de l'Etat Nicolas Sarkozy.
En attente d'un accord somalien pour juger les pirates
Les otages avaient été libérés vendredi, une semaine après le détournement du Ponant dans les eaux internationales au large de la Somalie. Leur libération a été obtenue en échange d'une rançon d'environ 2 millions de dollars. Une heure après leur libération, six preneurs d'otages présumés avaient été arrêtés lors d'une opération armée menée par les forces spéciales françaises. Ces six pirates sont toujours détenus à bord de la frégate Le Jean Bart en attendant que les autorités judiciaires françaises se prononcent sur leur statut.
Ils devraient arriver mercredi matin en France à bord d'un avion militaire. Mais Paris attend toujours l'accord formel de la Somalie pour pouvoir les juger en France, selon le ministère des Affaires étrangères. Pour l'heure, une enquête préliminaire est ouverte depuis lundi par le parquet de Paris pour "détournement de navire" et "arrestation et séquestration de plusieurs personnes comme otages en vue d'obtenir une rançon", le tout commis "en bande organisée". La section de recherches de Paris est chargée de l'enquête. Par ailleurs, une équipe de l'IRCGN (Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale) se trouve à Djibouti depuis plusieurs jours afin de procéder à des constatations de police scientifique sur le Ponant dès son arrivée dans le port militaire.
D'après agence
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