Fourniret mis au défi de "répondre" par le père d'une victime

le 02 avril 2008 à 14h08 , mis à jour le 02 avril 2008 à 22h39

Le père d'Isabelle Laville, la 1re des victimes présumées des époux Fourniret, en 1987, a demandé mercredi à Michel Fourniret d'avoir "le courage de répondre aux familles".

Jean-Pierre Laville Isabelle FourniretJean-Pierre Laville, père d'Isabelle Laville, 1re victime présumée des Fourniret © TF1-LCI

 
> L'interview de Jean-Pierre Laville, avant le procès
> Le calvaire d'Isabelle Laville

"Les familles sont là, elles attendent vos réponses, alors aurez-vous le courage de répondre ?" : à la barre de la cour d'assises des Ardennes, le père d'Isabelle Laville, la première des victimes présumées des époux Fourniret, en 1987, s'est adressé mercredi directement à Michel Fourniret, l'exhortant à parler. Regardant droit dans les yeux le tueur en série présumé, Jean-Pierre Laville, 66 ans, a ajouté : "je pense que vous n'aurez pas la lâcheté de rester dans votre box (muet, ndlr), alors tous ici nous attendons la vérité, votre vérité !", a-t-il ajouté.
 
Michel Fourniret a alors réitéré son exigence d'un huis clos. "Il vous suffit de dire un mot pour que je parle", a-t-il déclaré avant d'enchaîner, parlant de lui à la troisième personne : "ce type-là est disposé à vider entièrement ce qu'il porte (...) mais pas à s'exhiber devant un théâtre". Toute la salle d'audience retenait son souffle pendant ce face-à-face d'une dizaine de minutes, interrompu par quelques sanglots de Jean-Pierre Laville.
 
"Vous n'avez pas supporté cette petitesse"
 
La cour entamait ce mercredi l'examen du premier des sept meurtres reprochés à Michel Fourniret. "Vous êtes un homme petit, petit, (...) vous n'avez pas supporté cette petitesse alors vous vous en êtes pris à des mineures", a de son côté dit la mère d'Isabelle, Marie-Jeanne Laville, en se tournant vers Michel Fourniret. S'adressant à l'épouse Fourniret, poursuivie pour complicité d'enlèvement et de viol en réunion dans ce dossier, elle a ajouté : "Madame Olivier vous avez mis au monde des enfants, vous êtes une mère, mais pas une maman !". "Je ne veux plus rien entendre de vous, ça ne serait que mensonge", a-t-elle conclu avec des sanglots dans la voix.
 
A la barre les époux Laville ont rappelé que l'enquête sur la disparition de leur fille le 11 décembre 1987 près d'Auxerre avait été classée sans suite au bout de six semaines, et ont vivement critiqué le travail de la magistrature. "J'ai eu depuis ce jour un sentiment de haine envers cette justice-là", a lancé Jean-Pierre Laville estimant que si sa fille "avait appartenu à la bourgeoisie d'Auxerre on aurait fait des recherches". Les restes du corps de la jeune fille ont été retrouvés au fond d'un puits dans l'Yonne, seulement en juillet 2006.

(D'après agence)

le 02 avril 2008 à 14:08
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2 Commentaires

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  • Ninette, le 02/04/2008 à 17h40

    Mais pourquoi diable ne pas faire ce huit clos ? ce qui compte c'est que la verite eclate, pas que ce proces soit rendu publique !!!

  • Selma, le 02/04/2008 à 17h14

    C'est trop triste...ça fait mal, j'ai pleuré en lisant votre article, je ne sais pas ce que les concernés doivent ressentir dans ce cas là. Beaucoup de courage aux familles, de patience, de force... Une maman de 25 ans.

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