15 mois ferme pour le principal exhibitionniste

le 03 avril 2008 à 17h36 , mis à jour le 03 avril 2008 à 19h17

Le principal récidiviste d'un collège du Rhône avait été arrêté en février, après s'être exhibé devant des petites filles sur des remontées mécaniques.

Télésiège. Image d'archives.Télésiège. Image d'archives. © TF1/LCI

Le tribunal correctionnel d'Albertville a suivi les réquisitions. Une peine de deux ans de prison dont 15 mois ferme a été rendue jeudi à l'encontre à l'encontre d'un principal de collège qui s'était exhibé devant des fillettes sur des pistes de ski savoyardes. Dans son réquisitoire, le procureur de la République a qualifié dans l'après-midi l'accusé de "vrai exhibitionniste ritualiste à tendance pédophile" et "compte tenu de l'état de récidive".

La peine de prison est assortie d'un sursis avec mise à l'épreuve pendant 3 ans, comportant une obligation de soin et d'indemnisation des victimes. Le tribunal a également prononcé une interdiction d'exercer à titre définitif une activité professionnelle ou bénévole impliquant un contact habituel avec des mineurs.
 
Ce principal du collège Emile-Zola de Belleville, dans le Rhône, proche de la retraite, était poursuivi pour "exhibition sexuelle en récidive" devant six fillettes âgées de 6 à 11 ans. Venu avec sa compagne en vacances à Val-Thorens, en Savoie, l'homme de 58 ans s'était exhibé à quatre reprises du 23 au 25 février devant des fillettes sur des télésièges de Val-Thorens et des Ménuires.

Il a déclaré qu'il ne comprenait pas ses actes

"Je voulais voir leur réaction, et je n'ai pas senti de rejet de leur part", a dit à propos de ses victimes l'accusé, qui reconnaît les faits. Il a indiqué qu'il s'était tripoté le sexe sans se masturber et a déclaré qu'il ne comprenait pas ses actes. Selon l'expertise ordonnée par le tribunal, trois traits de caractère sont patents chez lui : "narcissisme important, absence d'empathie et mécanisme de déni majeur en niant le caractère partiellement pédophile de sa sexualité".

En 2005, l'homme avait été condamné en appel pour des faits similaires à quinze jours de prison avec sursis. La justice avait estimé qu'il s"agissait d'un accident" et avait prononcé une dispense d'inscription au casier judiciaire pour ne pas le priver de son travail, ce qui explique l'absence de réaction de sa hiérarchie et qu'il ait pu continuer à exercer dans l'Education nationale.

le 03 avril 2008 à 17:36
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4 Commentaires

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  • Caramel27, le 03/04/2008 à 18h53

    J'ai déjà fait plus de deux ans de prison (dégradation de biens d'Etat) pour bien moins que ça, cette justice me dégoute ...

  • Anthony, le 03/04/2008 à 18h38

    Voila voila... Est ce que quelqu'un a pensé qu'il devait faire la même chose dans son collège ? Que fait la police ? Elle va enquêter ou non ?

  • Bon, le 03/04/2008 à 18h34

    Le premier jugement etait inacceptable!

  • Eliot, le 03/04/2008 à 18h14

    "On ne voulait pas le priver de son travail". La réinsertion sur le dos des enfants. Un grand bravo aux "juges" et à "l'Education nationale"!!!

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