Image d'archives © France 3La sanction est lourde et légère à la fois. Dans l'affaire de la banderole contre les Ch'tis, le Paris Saint-Germain a en effet été exclu de la Coupe de la Ligue la saison prochaine. Mais le club ne se voit pas retirer de points en championnat, ce qui lui permet de rester à la 18e place de la Ligue 1, avec 38 points, position qui se situe toujours dans la zone des reléguables. Cette sanction a été infligée mercredi par la commission de discipline de la Ligue après le déploiement d'une banderole injurieuse contre les Ch'tis lors de la finale de la Coupe de la Ligue remportée 2-1 contre Lens le 29 mars dernier. "Pédophiles, chômeurs, consanguins : Bienvenue chez les Ch'tis", pouvait-on alors lire sur la banderole. La commission a estimé que le club était responsable car ses stadiers ne sont pas intervenus pour empêcher son déploiement.
"C'est une sanction qui a son poids et c'est une sanction appropriée à la situation", a déclaré Jacques Riolacci, président de la commission de discipline de la Ligue, après l'annonce de la sanction. Aucune amende n'a été infligée au club parisien, alors que Jacques Riolacci a rappelé que son succès en Coupe de la Ligue cette saison lui avait rapporté plus de deux millions d'euros. Le PSG s'est dit "profondément choqué" par cette sanction, susceptible d'être contestée devant la commission supérieure d'appel de la Fédération française de football. "Le club mettra en oeuvre toutes les voies de recours à sa disposition pour contester et faire annuler cette décision", a déclaré le club dans un communiqué. La Ligue de football professionnel a indiqué de son côté qu'elle ne fera pas appel. Quant à Lens, le président du club a refusé de commenter la sanction contre le PSG. Le maire de la ville, le socialiste Guy Delcourt, a lui fustigé une "décision lâche".
Pas de caractère raciste
La commission de discipline n'a en tout cas pas jugé que cette banderole revêtait un caractère raciste. "Le cas de figure n'est pas le même que dans les affaires de Bastia et Metz. La commission de discipline n'a pas trouvé des éléments purement racistes qui nous auraient conduits à enlever des points au PSG", a souligné Jacques Riolacci, qui rappelle que la justice n'avait pas non plus retenu le critère raciste. La Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme a en tout cas exprimé mercredi soir sa "satisfaction" après l'exclusion du Paris Saint-Germain de la Coupe de la Ligue. "Ca complète les sanctions prises à l'encontre de leurs supporters avec la dissolution des Boulogne Boys et des poursuites pénales individuelles", a estimé Carine Bloch, vice-présidente de la Licra.
Quant aux auteurs présumés de la banderole injurieuse, le ministère de l'Intérieur avait annoncé le 17 avril la dissolution des Boulogne Boys, association de supporters parisiens dont des membres seraient seraient à l'origine de l'incident. Mercredi, ils ont contesté cette dissolution devant le Conseil d'Etat, estimant que les motivations qui avaient poussées à cette décision étaient "floues".
(D'après agences)
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