Robert Greiner, "obsédé sexuel" et harceleur

le 08 avril 2008 à 23h23 , mis à jour le 08 avril 2008 à 23h37

Tel est le portrait de l'ancien pompier jugé pour le viol et le meurtre d'une lycéenne qui a été fait mardi par des témoins devant la cour d'assises du Gard.

Robert Greiner, ancien pompier, lors de son procès pour le viol d'une lycéenne (7 avril 2008)Robert Greiner, ancien pompier, lors de son procès pour le viol d'une lycéenne (7 avril 2008) © TF1/LCI

"Obsédé sexuel" et sujet à des "dérives" parfois violentes : plusieurs témoins ont dressé mardi, devant la cour d'assises du Gard, un portrait très négatif de Robert Greiner, cet ancien pompier jugé depuis lundi pour le viol et le meurtre d'une lycéenne de 16 ans en 1987.

Martine Jaume a été un moment la maîtresse d'un sapeur-pompier, ami et collègue de travail de l'accusé. De Robert Greiner, elle a assuré qu'il la harcelait sur son "lieu de travail comme à la caserne", quand elle rendait visite à son amant. "Il ne parlait que de sexe", a-t-elle affirmé, soulignant qu'elle "avait peur" de lui et avait subi des attouchements de sa part. Son amant, Claude Locaputo, a décrit l'accusé comme "un grand buveur, jusqu'à l'ivresse". Il était "insupportable quand il buvait", devenant alors "bagarreur, excité".

Pas de souvenir sur ce qu'il a fait le soir du crime

De son côté, Michel Felgeirolles, pompier dans cette caserne d'Avignon située près du lycée de la victime, Evelyne Boucher, a souligné les "dérives" de l'accusé et de ses compagnons de chambrée, alors que des femmes étaient invitées à la caserne. Ainsi, il a raconté "qu'une nuit d'été", il a vu "une jeune fille dévêtue, avec les tibias ensanglantés, dehors. Elle m'a dit que Robert Greiner l'avait fait passer de force par la fenêtre", située à un mètre du sol. 

Près de 19 ans après les faits, Robert Greiner a été confondu par son empreinte génétique qui correspond à l'ADN retrouvé sur le cadavre de la victime. L'accusé nie toute implication dans les crimes. Lundi, il a envisagé l'éventualité d'une relation sexuelle avec Evelyne Boucher mais dont il ne se souviendrait pas. Il ne se souvient pas non plus de ce qu'il faisait le jour du crime, le 8 décembre 1987. Le lieutenant-colonel Queyla, actuel commandant du poste de secours d'Avignon, a assuré mardi que l'accusé n'était pas "a priori de garde" sur l'ensemble des trois casernes de Sorgues et d'Avignon, ce jour-là. Mais, a-t-il précisé, il peut y avoir un doute "car on n'a plus l'inventaire de la feuille de garde du jour".

D'après agence

le 08 avril 2008 à 23:23
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